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Tant que les lions n'auront pas d'historiens, les histoires de chasse tourneront à la gloire du chasseur - Le mensonge se lève très tôt mais la vérité finit par le rattraper - Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage

lundi 6 juin 2011

Une boucle bouclée

Retour sur "Une vingtaine !"... Et quelques".   La suite ICI ->

Une dictature s'est installée.

Ce blog s'ouvrait sur le rappel d'un débat normal dans un Etat de droit, celui qui avait clos pour un temps "Une vingtaine !"... Et quelques".

À savoir un débat qui consistait en une protestation contre l'emprisonnement des journalistes du Nouveau Courrier (pro-Gbagbo) à la demande du procureur de la république et au grand embarras du gouvernement d'alors.

Bref, on le voit à présent, on était au temps de la démocratie et des effets de ses balbutiements, au temps où on manifestait sa mauvaise humeur sans risque d'être kidnappé, ou assassiné.

La boucle est bouclée. La démocratie a pris fin lors du coup d'Etat du 11 avril 2011, débouché de la forfaiture électorale entérinant la tricherie d'un "vote" substituant au peuple la "communauté internationale" justifiant l'installation d'une dictature.

Doublure des blogs Delugio censurés à répétition sur Nouvelobs.com (jusqu'à Septies repetita !), "Bis repetita" passe le relais...

("Une vingtaine" !) Et quelques...



Et pendant ce temps, les oeuvres de la dictature en marche...

vendredi 3 juin 2011

Le gouvernement issu de coup d'Etat du 11 avril ne sera donc pas un gouvernement d’union nationale

Côte d’Ivoire : Ouattara forme son gouvernement sans le parti du Président Gbagbo

Publié le 2 juin 2011 par DirectScoop :

"ABIDJAN – Ouattara Alassane a formé mercredi soir son gouvernement à l’exclusion du parti du Président Laurent Gbagbo, a constaté DirectScoop.

C’est un gouvernement de 36 membres constitué tous proches d’Alassane Ouattara, Président installé par la coalition armée Licorne-ONUCI-FRCI.

Le FPI (Front Populaire Ivoirien, parti fondé par le Président Laurent Gbagbo) avait soumis mercredi 25 mai ses préalables quant à son éventuelle participation au prochain « gouvernement d’union » annoncé par Alassane Ouattara.

« Quand les conditions de sécurité, de libération de nos camarades (seront remplies) alors, nous pourrons envisager sérieusement d’entrer au gouvernement. Il n`y a pas d’urgence ! », avait indiqué le Professeur Mamadou Koulibaly, à l’issue d’un conclave de plus de 3 heures du Comité Central du parti élargi à ses alliés du Congrès National pour la Résistance et la Démocratie (CNRD).

Mamadou Koulibaly, Président de l’Assemblée Nationale et assurant l’intérim de la présidence du FPI, avait interpellé, début mai, les nouvelles autorités sur « l’urgence d’un retour rapide à la normalité », préalable à toute activité politique.

Les exactions se poursuivent, faisant penser à une « chasse aux sorcières » contre les personnes jugées proches du Président Gbagbo, obligées de fuir ou de rester cacher pour échapper à une mort certaine. [...]"

Lire la dépêche en entier sur DirectScoop...


Comment envisager en effet réconciliation et union quand les massacres se poursuivent contre les opposants ! Ce que même HWR est obligé de constater :


Côte d’Ivoire : « 149 personnes proches de Gbagbo tuées par les combattants d’Alassane depuis son installation » (HRW)

Publié le 2 juin 2011 par DirectScoop :

"ABIDJAN – Au moins 149 partisans du Président ivoirien Laurent Gbagbo ont été tués par les combattants d’Alassane Ouattara depuis son installation au pouvoir mi-avril par la coalition ONUCI-Licorne-FRCI, a affirmé jeudi l’organisation Human Rights Watch.

Plusieurs personnalités ainsi que les populations civiles jugées proches du Président Gbagbo, font l’objet de représailles malgré les nombreux appels à la retenue des organisations internationales.

A Yopougon, considéré comme un bastion du Président Gbagbo, des familles entières ont été exterminées. Selon le quotidien ivoirien « L’Inter », l’on assiste à une « chasse aux sorcières » des sympathisants du Président déchu par la coalition Licorne-ONUCI-combattants pro-Ouattara.

Une vague de violences dirigées principalement contre ses proches s’était abattue suite à la capture le 11 avril du Président ivoirien investi selon les lois constitutionnelles du pays. Des centaines de personnes avaient été arrêtés « arbitrairement » puis déportées dans des camps au nord du pays.

Plusieurs centaines d’autres sont portées disparues. De nombreux témoignages rapportent des massacres et exécutions sur indication. A l’ouest, toutes les organisations internationales présentes sur le terrain s’accordent sur l’existence « de massacres d’envergure dirigés contre les ressortissants Guéré proches de Laurent Gbagbo et commises par les forces d’Alassane Ouattara»."

DirectScoop


*

Les premiers mots du Président Gbagbo depuis son enlèvement - Communiqué de presse de son Porte parole

"La situation de guerre que la France impose à la Côte d’Ivoire sans une déclaration préalable de guerre a déstabilisé la société ivoirienne en ouvrant une plaie béante et en engendrant des problèmes politiques nouveaux.

C’est le cas de l’assassinat, de l’arrestation et la détention arbitraires d’hommes politiques, d’enseignants, de Hauts cadres de l’Administration, de syndicalistes, de journalistes, d’étudiants, voire de simples anonymes pour délit d’opinions. Nombreux sont nos compatriotes qui sont soit assassinés soit continuent de subir des exactions sur la base de leur appartenance ethnique ou partisane. Tout ceci est de nature à mettre à mal l’unité nationale et a fini par nous convaincre de la volonté de la France de remettre en cause les acquis de notre lutte commune de plusieurs décennies pour l’instauration de la démocratie et des libertés individuelles au service de la Souveraineté de la Côte d Ivoire. Cette lutte a valu au président Laurent GBAGBO lui-même, à sa famille et à ses compagnons plusieurs arrestations et humiliations de la part de ses adversaires politiques.

C’est pourquoi, face à des problèmes politiques d’une telle importance, la polémique de l’entrée ou non du Front Populaire Ivoirien (FPI) dans un Gouvernement paraît inappropriée et indécente au regard de l’ampleur des dégâts causés par la guerre de la France contre la Côte d’Ivoire. Le Président Laurent GBAGBO s’étonne que cette question fasse l’objet de tant d’attentions et de passions alors que les problèmes politiques relevés et soulignés sont encore pendants et ne font même pas l’objet d’intérêt pour connaître un début de solution.

A ce propos, le Président Laurent GBAGBO rappelle, que le Président de son Parti, M. Pascal AFFI N’Guessan a été arrêté, maltraité et déporté au Nord de la Côte d’Ivoire pour avoir fait publier un simple communiqué donnant la position du FPI sur l’évolution de la situation politique nationale.

Bien avant, le Président Laurent GBAGBO, a été lui-même arrêté en même temps que les deux premiers Vices Présidents du FPI, M. SANGARE Aboudramane et Mme Simone EHIVET GBAGBO respectivement Inspecteur d’Etat et Député à l’Assemblée Nationale et Présidente du groupe parlementaire FPI avant d’être tous déportés et mis en résidence surveillée au Nord au mépris des règles élémentaires des Droits de l’Homme.

En outre, le Premier Ministre, le Professeur Aké G.M.N’GBO et les membres de son Gouvernement sont soit détenus, soit en exil quand ils ne vivent pas dans la clandestinité.

Le Président Laurent GBAGBO fait remarquer que conformément aux lois ivoiriennes, il a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle et que s’il se trouve en résidence surveillée à KORHOGO, c’est bien parce qu’il a perdu la guerre absurde que le Président Français a décidé de lui faire suite à un banal contentieux électoral pour lequel les institutions ivoiriennes ont une compétence exclusive, comme c’est le cas partout ailleurs dans le monde. C’est pourquoi le Président se félicite de la décision sage que le comité central du FPI a prise lors de sa dernière réunion.

Par ailleurs, il tient à relever que pendant toute la durée de la crise, aucune institution de l’Etat, aucune unité militaire n’a rejoint le camp de l’ennemi. Toutes les Institutions de la République lui sont restées loyales. Le peuple est reste soudé derrière les institutions qu’il incarne. Les composantes essentielles de notre pays ne pouvaient pas toutes se tromper en même temps.

Le Président Laurent GBAGBO continue de se poser la question suivante : « Pourquoi a-t-on préféré la guerre qui a entrainé une si grande désolation à une simple opération de recomptage de voix déjà connue sous d’autres cieux » ?

Il pense que la guerre faite par le Président SARKOZY à son pays a ouvert une plaie douloureuse pour son peuple qui ne peut se cicatriser par la seule entrée du FPI au gouvernement.
L’intervention massive de l’armée française dans notre pays qui rappelle les premières heures de la colonisation soulève des problèmes politiques de fond qui nécessitent un débat franc et constructif avec la France.

Le Président tient à rappeler, si besoin en était encore, que son engagement politique se fonde sur la promotion de la démocratie et de la dignité africaine, le tout dans le respect de nos lois. Or, les derniers évènements sont une négation de toutes ces valeurs qui ont toujours guidé son action politique depuis plus de 40 ans.

Le Président tient à informer ses compatriotes qu’il n’entend pas renoncer à l’idéal de son combat politique. Toutefois, il reste ouvert à toute démarche pour une vraie réconciliation des Ivoiriens entre eux d’abord, avec la France ensuite, qui ne pourra se construire qu’autour de la vérité sur l’indépendance et la souveraineté de la Côte d’Ivoire, au terme d’un vrai débat sérieux et responsable.

Le Président continue de prier pour tous ceux qui ont souffert et continuent de souffrir de cette terrible tragédie. Il s’incline devant la mémoire des morts de cette guerre et apporte toute sa compassion à leurs familles. Il souhaite un prompt rétablissement à tous les blessés. Il exprime son soutien à toutes les victimes des pillages et autres actes de vandalisme.
Il invite les Ivoiriens à continuer de croire en leur pays, à persévérer dans l’espoir d’une Côte d’Ivoire souveraine, démocratique et prospère.

Que Dieu bénisse la Côte d Ivoire."

Fait à Abidjan le 30 mai 2011
Pour le Porte parole du Président GBAGBO
PO. Bernard HOUDIN

jeudi 2 juin 2011

Philippe Rémond : Quand Paris et ses médias se soucient comme d'une guigne de l'assassinat d'un ressortissant français

Lu sur le blog d'Usbek :

"Côte d'Ivoire : l’assassinat de Philippe Rémond à Yamoussoukro"

"L’avantage avec les médias français est qu’ils sont tellement aux ordres qu’on n'a même pas besoin de leur en donner !"


"Le 31 mars 2011, à Yamoussoukro, un enseignant français, Philippe Rémond, professeur agrégé à l’Institut national polytechnique Houphouët-Boigny, était assassiné dans une chambre d’hôtel de la ville. Le fait fut rapporté, le lendemain mais sans le moindre détail sur la victime ni sur les étranges conditions de sa mort ; les médias français, qui en firent mention, parlèrent de « crime crapuleux », voire de « balle perdue », ce qui est tout de même un peu insolite dans une chambre d’hôtel, sauf au Far West à la grande époque.


L’affaire aurait sans doute mérité un peu plus d’attention car l’homme était très loin d’être un inconnu et cela s’est vite su. Président des ressortissants européens pour la Côte d’Ivoire et réputé proche de Laurent Gbagbo, il avait participé à la Radio Télévision Ivoirienne, à une émission intitulée « Raison d’Etat ». Il y avait mis en cause l’annulation des résultats de l’élection présidentielle promulgués par le Conseil constitutionnel national au profit de ceux de la Commission internationale qui donnaient comme vainqueur Alassane Ouattara. Dans le même mouvement, il avait aussi très vivement critiqué la politique de la France.

A la suite de cette émission, Philippe Rémond avait été l’objet de menaces de mort. Ce sont précisément ces menaces qui, après la prise de Yamoussoukro par les forces « républicaines » de Ouattara, l’avaient conduit, par précaution, à quitter son domicile pour se réfugier dans un hôtel. On comprend dès lors que l’explication par la « balle perdue » (mais pas pour tout le monde !) est un peu courte et cela d’autant que, comme l’ont souligné partout, à l’envi, les partisans d’ ADO, la « prise » de Yamoussoukro s’était opérée dans un calme total, ce qui y rendait très improbables les balles perdues.

Il est donc évident que l’idée d’un crime « crapuleux » est ridicule et que Philippe Rémond a été purement et simplement assassiné (même si l’on peut former diverses hypothèses sur ses assassins).

Un des points intéressants de ses déclarations à la RTI était moins ses critiques du rôle de la France dans la crise ivoirienne que son argumentation concernant la mise en cause du Conseil constitutionnel ivoirien qui avait proclamé élu Laurent Gbagbo. Philippe Rémond déclarait ainsi dans une interview ultérieure réalisée par K. Kouassi Maurice et Bamba Mafoumgbè :

« Je suis scandalisé que des pays comme la France et les USA, pour lesquels la Constitution est une loi sacro-sainte, qui n’accepteront pas qu’on touche une virgule de celle-ci, se permettent de se livrer à des déclarations et des actes qui foulent aux pieds la Constitution ivoirienne. Alors qu’à partir du moment où les résultats de l’élection présidentielle ont été proclamés dans les conditions requises par le Conseil constitutionnel, personne n’a le droit de contester cette décision irrévocable ».

L’argument majeur invoqué contre les décisions du Conseil constitutionnel ivoirien qui faisaient de Gbagbo le président élu était que ce Conseil était « à la solde » de ce même Gbagbo. Sans doute, mais, sans connaître, dans leur détail, les règles du mode de désignation du Conseil constitutionnel ivoirien, je suppose que, comme dans les cas de bien des instances africaines, on a strictement calqué sa formation et son fonctionnment sur ceux de l’institution française correspondante. Or, les neuf membres du Conseil constitutionnel français (auxquels s’ajoutent les anciens présidents de la République, membres de droit) sont désignés respectivement par le Président de la République, le Président du Sénat et le Président de l'Assemblée nationale, à raison d'un tiers chacun. On comprend aisément par là que, dans un tel conseil, la voix de l’opposition n’a guère de chances de se faire entendre, à Paris comme à Abidjan !

Mais ce que je juge le plus remarquable, mais non le plus étonnant, vu les circonstances et la couleur politique de l’assassinat, est le silence quasi absolu des médias français sur un drame qui date de moins d’un mois. Une recherche assez systématique que j’ai faite dans Google m’a montré que le fait et ses circonstances n’étaient mentionnés que dans les médias et les sites africains, le plus souvent de la mouvance de Gbagbo avant sa chute." [...]

Lire l’article en entier sur le blog d'Usbek...

mercredi 1 juin 2011

Washington soupçonne les FRCI de Ouattara de financer AQMI

Dépêche de Directscoop — 31 mai 2011 (voir aussi les commentaires) :

Côte d’Ivoire/ Diamants : Washington soupçonne les Forces Nouvelles (rébellion pro-Ouattara) de financer AQMI

ABIDJAN – Deux agents de la CIA (Central Intelligency Agence) auraient été dépêchés récemment en Côte d’Ivoire par le gouvernement en vue « de mieux comprendre les flux du commerce » des diamants provenant des sites miniers du nord du pays (Bobi, Diarabala, Séguéla et Tortiya), rapporte le journal Africa Mining Intelligence dans son édition à paraître du mercredi.
Selon le journal, le gouvernement américain soupçonnerait la filière, contrôlée exclusivement par les commandants Issiaka Ouattara dit Wattao et Touré Hervé dit « Vetcho », de financer le réseau terroriste Alqaeda au Maghreb Islamique (AQMI). Raison évoquée : la présence permanente sur les sites de personnes liées à des émirs d’AQMI.
Les Forces Nouvelles constituent l’essentiel des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire, nouvelle armée par Ouattara, le chef d’Etat installé avec l’aide armée de la France.


Que Washington découvre en 2011 ce que nul n’ignore depuis belle lurette, voilà qui doit mettre la puce à l’oreille.

Cela fait plusieurs mois déjà qu’Israël a mis en garde ses ressortissants concernant la présence d’Aqmi au nord de la Côte d’Ivoire parmi les rebelles.

Et on peut remonter plus haut : la photo en illustration date de 2002. Elle a été publiée sur plusieurs journaux et sur le net. Et Washington l’ignorerait ?

… Ou n’est-on pas plutôt passé à la phase nettoyage de ce qui fait tache sur ce Ouattara si propre sur lui ? Ennuyeux, tout de même le fait que ses troupes n’échapperont pas à la tourmente consécutive à leurs massacres de masse, que les médias occidentaux commencent à admettre, parlant eux-mêmes de purification ethnique, crimes de guerre, voire crime contre l'humanité et génocide.

Or, s’il est inconcevable que Ouattara ait tout ignoré et continue de tout ignorer, s’il est donc inconcevable qu’il soit vierge de toutes ces exactions perpétrées en son nom, il n’est pas inenvisageable de lui refaire une virginité — provisoire — en faisant porter le chapeau à ses FRCI.

Les têtes risquent donc de tomber. Et qui est le mieux placé pour cette opération, sachant que le pouvoir sarkozien est mouillé jusqu’au coup dans le soutien aux FRCI et dans le coup d’Etat du 11 avril ?… Washington, qui s’est tenu en embuscade discrète, et en soutien discret de toute cette opération !…

Où transparaît que dans un second temps, après l’épuration de la rébellion de Ouattara, il pourrait en faire les frais lui-même, et derrière lui son soutien indéfectible, imprudemment présent au milieu de tous les dictateurs du continent lors de la fête à Yamoussoukro… Sarkozy.

Washington aurait donc les coudées franches pour installer une base de « sauveurs » et se substituer ainsi à Paris pour le contrôle du Golfe de Guinée et de ses immenses ressources.

La mise en garde des anciens de la Françafrique, déplorant que Paris ait choisi le camp de Ouattara contre ses propres intérêts s’avérerait alors justifiée plus rapidement que prévu

Pour une commission d'enquête parlementaire sur l'intervention de la force Licorne


Alternatives et cohérence - Action

Pour une commission d'enquête parlementaire sur l'intervention de la force Licorne.

Depuis l'annonce des résultats de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, le 28 Novembre 2010, le gouvernement français s'est engagé sur la voie de la déraison et de la violence. Il s'est engagé sur la voie de la déraison car il n'avait aucune légitimité pour y jouer les gendarmes. Le gouvernement français s'est engagé sur la voie de la déraison, car le passé colonial de notre pays aurait du inciter nos gouvernants à plus de mesure, à plus de retenue et surtout au respect de la souveraineté de l'État ivoirien. Le gouvernement français s'est engagé sur la voie de la déraison car jouant le rôle du pompier pyromane, il a exacerbé les passions dans un pays au bord de la guerre civile, coupé en deux depuis plus de dix ans. Attiser ainsi les haines alors que la situation requérait doigté et diplomatie, était irresponsable et révélateur du peu d'interêt que notre gouvernement avait pour la sécurité de la population ivoirienne et de nos nombreux ressortissants. Le gouvernement français s'est engagé sur la voie de la déraison car l'Afrique a changé, la France peut- être mais les français sûrement, et l'interventionnisme colonial ne peut plus être une option. Notre gouvernement s'est engagé sur la voie de la violence en soutenant un candidat, Mr Ouattara, cornaquant chefs de guerre et milices, peu soucieux des droits de l'homme et des populations ivoiriennes. Notre gouvernement s'est engagé sur la voie de la violence, notre action s'étant révélée des plus hasardeuses puisque "nos alliés" ivoiriens sont responsables de la mort, étrangement passée sous silence, d'un de nos concitoyens. Devant un tel cynisme affiché vis-à-vis de vies humaines, devant un tel mépris des valeurs de notre République et du fonctionnement de nos institutions, devant une propagande médiatique digne des plus belles heures du régime soviétique, nous citoyens français, ne pouvons rester sans agir.

C'est pourquoi [...]

Suite ici : "pétition exigeant la création sans délai d'une commission d'enquête parlementaire chargée de mettre en lumière la nature de l'engagement militaire français en Côte d'Ivoire."

mardi 31 mai 2011

La communication et la guerre

Nouvelobs.com publie un article à propos de la Syrie, avec première réaction de lecteur qui apparaît à l'heure où je lis l'article - je cite - : "au secours!! quattend t on pour intervenir????" (04:53 le 31-05-2011)

L'article, de Céline Lussato, relate une terrible atrocité, un adolescent torturé et tué, atrocité... comme il s'en passe tous les jours en Côte d'Ivoire sous Ouattara...  sans écho dans la presse française (sauf, un mois et demi après, pour Duékoué !)...

Voilà qui pose la question de la communication et de son effet sur les lecteurs.


Extrait de l'article Céline Lussato sur la Syrie :

"Hamza, 13 ans, torturé puis exécuté – icône de la révolution syrienne

Publié le 30-05-11 à 15:01   Modifié à 18:07   46 réactions

La colère enfle encore après les funérailles du jeune homme dont le corps rendu à sa famille porte les traces des pires sévices. Par Céline Lussato :

Après 11 semaines de révoltes, les insurgés syriens ont une icône. Depuis vendredi 27 mai et la diffusion par Al-Jazira d'une vidéo du corps de Hamza Ali Al Khateeb, 13 ans, leur colère enfle.

Le visage violet et défiguré, son corps recouvert de traces de coups, de brûlures de cigarettes, de traces de balles tirées pour blesser mais non pour tuer, Hamza apparaît entouré de ses proches, affligés. Ses rotules ont été cassées, son cou brisé, sa mâchoire fracassée et son pénis coupé, précise le Washington Post.

La cause précise de la mort de Hamza n'est pas claire. L'ampleur de la souffrance endurée durant le mois qu'il a passé dans les geôles syrienne est en revanche palpable. Et, loin de dissuader les manifestants, elle n'a fait qu'accroître leur détermination. [...]"

Commentaire - je cite à nouveau - "au secours!! quattend t on pour intervenir????"...



Effet de la communication qui a été bien saisi en Côte d'Ivoire par les ouattaristes, d'autant mieux saisi qu'ils savent que leurs propres exactions (en ce moment-même) sont passées sous silence par les "grands médias" qui communiquent sur la Syrie.



Exemple de l'usage des médias occidentaux par la communication ouattariste :

Publié sur SOS Droits humains en Côte d'Ivoire le 31/05/2011 :

"La consistance des accusations contre Laurent Gbagbo en question


Le 1er Avril 2011, tandis que les FRCI commettaient les massacres de Duékoué, Sogona BAMBA, conseillère en communication d’Alassane Ouattara, présentait la photo d’un homme brûlé vif sur France 24 :


"Oui ils [les FRCI pro-Ouattara] descendent vers le sud, et je pense que c’est par légitime défense, parce que vous ne pouvez pas avoir un monsieur qui a gouverné un pays, et qui peut accepter de laisser ses partisans brûler des jeunes comme ça ! Vous ne pouvez pas ! Aujourd’hui, on ne peut pas regarder ça. […] Il faut montrer ce que les hommes de Gbagbo ont fait, c’est donc une légitime défense !"
« Côte d’Ivoire la guerre civile », France 24 le 01/04/2011, 9ème minute]


Cette photo qui a été présentée par Mme Bamba comme une exaction des partisans de Laurent Gbagbo, afin de justifier l’offensive sanglante des FRCI, est en vérité celle d’Ernesto Alfabeto Nhamuave qui a été brûlé vif à Johannesburg le 18 Mai 2008 au cours d’une émeute. Cette photo a par ailleurs illustré divers articles de la presse ivoirienne, notamment celle favorable à  M. Ouattara (koaci.com)  dès Novembre 2010.

Mme Bamba a-t-elle souvent utilisé de tels arguments auprès des médias et des ONG humanitaires, pour légitimer la rébellion pro-Ouattara depuis 2002 ? Les témoignages de crimes qui auraient été commis sous l’égide de Laurent Gbagbo, publiés dans le dernier rapport d’Amnesty International, sont-ils plus sincères que les allégations des communiquants de M. Ouattara ?

Au vu de la communication si percutante de M. Ouattara, dont Mme Bamba a fait une brillante démonstration sur le plateau de France 24, et des conséquences dramatiques qui en ont résulté sur le plan humanitaire pour les citoyens ivoiriens, ces questions sur la consistance des accusations contre Laurent Gbagbo méritent bien d’être posées !"

Dans le silence des grands médias, atrocités en Côte d'Ivoire

Sur SOS Droits Humains en Côte d'Ivoire - extraits :

Un présumé milicien pro-Gbagbo brûlé vif


publié le dim, 29/05/2011 - 15:51

"Un homme soupconné d'être un milicien pro-Gbagbo a été brûlé vif. Voici les faits selon Soir Info:

Un fait atroce s’est passé, le mercredi 25 mai 2011, dans la commune de Yopougon. Un jeune homme y a été brûlé vif. [...]

Ce matin-là, en effet, la gare routière de Yopougon grouille de monde. Chacun presse les pas pour vaquer à ses occupations. Les voyageurs sont dans la dense. Au niveau de la gare routière, située en face de la gare Utb, non loin de la station service « Texaco », c’est l’affluence également. Au nombre des candidats au voyage, un jeune homme flanqué d’une jeune fille, nous dit-on, d’environ 15 ans. Tous deux se dirigent à la gare dit « Jts ». Ici, le jeune homme prend des tickets pour la ville de Bangolo. Mais ce voyage-là, il ne le fera pas. D’ailleurs, plus jamais, il ne reverra sa terre natale. Du moins vivant. En effet, ce jeune homme, qui se prénommerait Anderson, la trentaine environ, a été lynché par une horde de jeune gens qui l’ont ensuite brûlé vif. La raison. L’homme exécuté est accusé d’être un milicien. En effet, à en croire les informations, Anderson se serait montré très actif pendant les heures chaudes de la crise post-électorale, vécue récemment en Côte d’Ivoire. Ainsi, ce matin du mercredi 25 mai 2011, alors qu’il attend d’embarquer à bord du car qui doit le conduire dans son village, qu’un individu, tout en le montrant du doigt, s’écrie: « C’est un milicien. C’est mon voisin. Il fait partie de ceux qui tuaient et brûlaient… » Aussitôt, des jeunes gens accourent. Sans même donner la parole au présumé milicien, ils se ruent sur lui et le passent véritablement à tabac. Des coups de pied, de gourdins et autres fusent de partout. Les supplications et autres cris de détresse du jeune homme ne tombent que dans les oreilles de sourds. Anderson, mal en point, s’écroule au niveau de la station Texaco. Il respire à peine. Mais, ces bourreaux ne le laissent pour autant pas. Ils s’emparent de vieux pneus, traînant de les environs, qu’ils jettent sur lui et mettent le feu. [...]"


L'article en entier sur SOS Droits Humains en Côte d'Ivoire

lundi 30 mai 2011

Quand des citoyens américains ne sont plus dupes...

Lu sur LynxTogo.info - extraits :

"Dr Gary K Busch : Ouattara est un esclave moitié-moitié libre


DIMANCHE, 29 MAI 2011 21:20

Il était intéressant de voir l’investiture de Ouattara en tant que Président de la Côte d’Ivoire au milieu de ses partisans français, ceux des Nations Unies, les bouchers et assassins de ses forces armées. Cela m’a rappelé le vieux proverbe Igbo "Umunna Ikwikwi Ahuru nyuru si Ya Ya kwere egwu, ha si ya tufia anghi ekwere IHE Ojoo egwu” "Un hibou péta et demanda à être loué par ses parents, ils se moquaient de lui et lui dirent qu’il n’était pas l’ayant droit à la danse de l’abomination”. Le spectacle entier était une abomination.


[...Il] a été installé dans son siège par une campagne meurtrière de la violence contre une population civile désarmée en grande partie par l’armée française, l’ONU, une bande de policiers Nigérian connu sur le nom de “Kill and Go” et les rebelles, “dozos et des mercenaires” recrutés dans le but de tuer les Ivoiriens fidèles au président Gbagbo. Ils sont descendus dans une orgie de viols, d’assassinat, de pillage et destruction sans motif des bâtiments du gouvernement et des commerces privés. Les «rebelles» ont détruit presque tous les bâtiments du gouvernement, ils ont détruit presque tous les documents publics; ils ont détruit toutes les universités et la plupart des écoles, et ils allèrent dans une frénésie de pillage et ces attaques ont fait près de 2.000 étudiants morts en l’espace d’une semaine. A l’intérieur du pays, ces rebelles arrêtaient les cars et les voitures de personnes fuyant le carnage. Si les gens étaient Guéré, Bété ou tout groupe qui ne pouvaient pas comprendre ou parler le dioula ou le malinké (les principales langues du Nord), ils sont fusillés sur place. Cela atteint son paroxysme à Duékoué où près de 800 personnes avaient été massacrés dans les tout débuts.

A Abidjan, dans des endroits comme Yopougon le massacre continue contre d’anciens membres des forces restées loyales à Gbagbo et les politiciens qui lui sont fidèles, sont rassemblés par les rebelles, puis tués sur le coup ou détenus pendant un certain temps dans les prisons. Le blâme est placé sur “anonymement” des mercenaires libériens, pour justifier leur crime. Il s’agit là d’une fiction complète car les mercenaires libériens ont pris leur butin volé, pris possession de toutes les voitures gouvernementales et camions, et sont rentrés chez eux au Libéria il y a des semaines de cela.

Ainsi donc, la «communauté internationale» a soutenu la réinstauration de l’état colonial français dans le pays et a offert un soutien et assistance à Ouattara. Ils ont refusé l’entrée des avocats français de Gbagbo et, avec un toupet incroyable, ils ont entamé des procédures judiciaires contre Gbagbo pour “crimes de guerre”. L’utilisation, par les Nations Unies et les Français d’hélicoptères de combat russes dans leur façon de dynamitage de la résidence de Gbagbo a été précédé par des jours de bombardement à travers Abidjan où des milliers de civils innocents ont été tués ou blessés par les balles et les missiles lancés à partir de ces hélicoptères de combat. Ces hélicoptères de combat sont déployés à une distance d’environ 2 km de leur cible. Les Mi24 et Gazelles ont pilonné des zones civiles. Ces hélicoptères de combat ne sont pas précisément des armes à ciblage exacte. Il y a une dispersion d’au moins 15% de toutes les armes de chaque côté. Rien n’est guidé avec ces types d’appareils. Cela signifie que si vous tirez à 2km, vous avez un écart de 300 m au moins (environ 150 mètres de chaque côté de la cible dans une zone urbaine;.. qui couvre une large bande de civils innocents. Les Français et l’ONU le savait, mais cela n’a fait aucune différence pour eux. Ils ont maintenant latitude d’accuser les troupes de Gbagbo de crimes de guerre. Les ONG internationales ne sont pas non plus mieux.

Pour être juste, la bagarre sanglante lancée par les rebelles et les Nations unies après le deuxième tour de l’élection présidentielle contesté en Décembre 2010 et la déclaration précipitée et erronée que Ouattara avait gagné n’était pas l’origine du conflit. Le plan avait déjà été établi en 2002 avec le petit groupe de soldats mutins de Guéi mécontents avec le soutien des Français. Cela a eu pour effet de diviser le pays en deux. Cette partition a survécu jusqu’à l’Accord de Ouagadougou, quand les rebelles de nouveau ont accepté de désarmer et l’ONU a envoyé des casques bleus [...]"

Lire l'article en entier sur LynxTogo.info

La Côte d'Ivoire depuis le 11 avril. Un site gabonais témoigne




(Voir aussi le reportage sur SOS Droits humains en Côte d'Ivoire)



Sur La Voix du peuple gabonais :


Côte d’Ivoire : Quand Ouattara viole impunément les droits de l’homme et du droit international



Quels sont les droits des personnes détenues par les les force rebelles de Alassane Ouattara? Quelle est la légalité de leur détention ? Faut-il s’interroger sur un développement des conventions de Genève et une évolution du droit international ?

Depuis un moment, plusieurs organisations de droit de l’homme dénoncent les violations flagrantes des droits de l’homme concernant les proches du Président Laurent Gbagbo par les forces de Ouattara.

Les différents rapports sont cependant presque exclusivement focalisés sur les tueries et épurations ethniques qui ont cour dans le pays. Très peu mentionnent les personnes détenues arbitrairement dans des coins et rcoins du pays.

Nous avons à plusieurs reprises déjà attiré l’attention des uns et des autres sur les conditions absolument inhumaines et dégradantes de ces prisonniers de fortune dont personne ne sait les raisons exactes de leur détention.

Nous avons mené des enquêtes sur cette situation incroyable dont personne ne veut parler. [...]


Lire l'article en entier sur La Voix du peuple gabonais.

dimanche 29 mai 2011

Cinq organisations appellent "à l`arrêt des exactions" des FRCI en cours en Côte d`Ivoire

Alors que le pouvoir en place en Côte d'Ivoire depuis le coup d'Etat du 11 Avril multiplie sur les ondes internationales, par la bouche de son premier représentant A.D. Ouattara, les propos lénifiants. Alors que juge et partie, ce même Ouattara menace le Président Gbagbo et ses collaborateurs des foudres de la justice aux mains de ce même nouveau pouvoir, les exactions des sbires de ce même nouveau pouvoir se poursuivent, dénoncées à présent par plusieurs "médecins après la mort" :


"Ouattara au G8: des associations appellent à la fin des exactions en Côte d`Ivoire"

"[...] Cinq organisations (ACAT France, CCFD-Terre Solidaire, Defap (service protestant de mission), Ligue des droits de l`Homme, CGT) ont appelé mercredi "à l`arrêt des exactions" en Côte d`Ivoire, alors que le président Alassane Ouattara [était] jeudi et vendredi au sommet du G8 à Deauville.

"[...] Des civils continuent d`être victimes d`exactions commises par des hommes en armes dans plusieurs régions du pays", dénoncent ces organisations dans un communiqué commun.

"Nombre de ces exactions sont perpétrées par des hommes se réclamant des Forces Républicaines de Côte d`Ivoire (FRCI)" d`Alassane Ouattara, affirment-elles, citant le cas de femmes violées ou mises à nu publiquement à Abidjan, "des civils tués", des sympathisants du Front Populaire Ivoirien (FPI) ou des présumés miliciens pro-Gbagbo "exécutés sommairement".

Dans l`ouest, le sud-ouest et le sud-est du pays, notamment à Duékoué et Guiglo, "les populations locales hésitent à rentrer chez elles" par "peur pour leur vie", tout comme "dans des localités favorables à Laurent Gbagbo (Akoupé, Guibéroua)", où "des enlèvements et des menaces d`exécution ont fait fuir une partie des populations".

De plus, après l`arrestation de Laurent Gbagbo, "de nombreux cadres du FPI, des syndicalistes ou des responsables d`organisations proches du FPI, ont été arrêtés sans que les charges retenues contre eux, le lieu et les conditions de leur détention soient connus", dénoncent les organisations. [...]"

La dépêche Afp en entier ici.

samedi 28 mai 2011

La France Recolonise la Côte d'Ivoire - FRCI

"Ouattara investi, Sarkozy veut reconquérir le pré carré"


Extraits d'un article de Rosa Moussaoui sur L'Humanité :

"Yamoussoukro 
(Côte d’Ivoire), envoyée spéciale.Yamoussoukro s’est parée d’orange, samedi, pour célébrer l’investiture d’Alassane Dramane Ouattara. Une aubaine pour un célèbre opérateur de téléphonie, dont les tee-shirts publicitaires ressemblaient à s’y méprendre à ceux des sympathisants du nouveau président ivoirien, frappés du slogan « ADO solutions ». Un concurrent d’Orange n’était pas en reste, déclinant en kakémonos verts les mots d’ordre d’« ADO » : « paix », « respect », « réconciliation ». Comme un avant-goût du « libéralisme à visage humain » promis par l’ex-numéro 2 du FMI. [...]


les autres invités français : Bouygues, Bolloré...

Seuls une vingtaine de chefs d’État africains ont fait le déplacement pour célébrer « la victoire de la démocratie » en Côte d’Ivoire, après six mois d’une sanglante crise postélectorale. Parmi eux, des démocrates de marque comme Blaise Compaoré, Paul Biya, Ali Bongo ou Faure Gnassingbé. Grand absent, Jacob Zuma s’est fait représenté par son vice-président. Il y a là, aussi, le président nigérian, Goodluck Jonathan, dont le pays est déchiré depuis plusieurs semaines par des émeutes postélectorales meurtrières. Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, est de la cérémonie. Mais l’accueil le plus chaleureux, c’est à son ami de vingt ans, Nicolas Sarkozy, qu’Alassane Ouattara l’a réservé. [...]

Parmi les invités se pressaient d’autres amis français : Martin Bouygues, Vincent Bolloré, Michel Roussin (Veolia) ou encore Alexandre Vilgrain, le président du Cian, le Conseil français des investisseurs en Afrique. Convié, DSK n’a pas pu honorer l’invitation pour les raisons que l’on sait.

Lire l'article en entier sur L'Humanité.


Et... Pendant et après la fête, les massacres continuent  : "« Les conclusions [d'Amnesty international] sont accablantes. Elles font état de graves violations et atteintes des droits humains, de violations graves du droit humanitaire, de crimes de guerre et, dans certains cas, de crimes contre l’humanité », annonce déjà l’ONG, qui évoque aussi des violences sexuelles. Selon Amnesty, « la situation reste extrêmement préoccupante », les partisans avérés ou supposés de Laurent Gbagbo faisant toujours l’objet de « harcèlements et de violations graves de leurs droits humains, notamment dans l’ouest ». « Sans justice ni réparations pour les victimes d’aujourd’hui comme d’hier, les appels à la réconciliation lancés par le président Ouattara resteront lettre morte [...]"

Et Tron ?

Est-ce Tron ?




Ou bien ?





Faut-il que ce soit elle qui dise la vérité ?! Ses quatre vérités :

- Tron...

- Ouattara : "Alassane Ouattara doit être jugé pour ses crimes en Côte d'Ivoire".

- La Lybie : assassinats d'enfants par bombardements français.

- Le G8, qu'en attendre ? "Rien" !

vendredi 27 mai 2011

Arsene Dogba: Ouattara se trouve à la tête d'un pays ruiné par lui-même

Lynx.info : Comment le politologue que vous êtes décrit la Côte d’Ivoire actuelle ?

Arsène DOGBA (Photo) : La Côte d’Ivoire peut simplement être décrite comme un Etat en totale déconfiture, un état défaillant. Arrivez en Côte d’Ivoire et vous verrez qu’aucune institution ne fonctionne véritablement là-bas. Pas même le pouvoir exécutif. L’Etat ne peut même plus assurer son devoir régalien qui consiste, entre autres, à veiller sur la sécurité des biens et des personnes vivants en Côte d’Ivoire. Au plan international, le pays a cédé sa souveraineté, à tant qu’Etat indépendant, à plusieurs entités institutionnelles (Union Européenne, USA, Union Africaine) à plusieurs multinationales (Bouygues, Bolloré, Cargill, Total, etc...). Bref à l’assemble de la communauté internationale (ONU), y compris la CEDEAO. Cela me semble un cas isolé dans la vie des états modernes. Surtout en ce qui concerne les relations entre les états indépendants dans ce nouveau contexte de mondialisation.

La carte politique avec le front entre Houphouetistes, voit l’arrivée des FN de Guillaume Soro. C’est une opportunité ou une aubaine pour Alassane Ouattara ?

Opportunité ou aubaine, c’est Alassane seul qui sait ce que l’arrivée prochaine des Forces Nouvelles sur la scène politique représentera pour son parti, le RDR ou pour la coalition des Houphouetistes, le RHDP. Pour moi, les dirigeants de ce mouvement rebelle (ce n’est pas encore un parti politique) gagneraient à le dissoudre le plus tôt possible pour éviter qu’il réveille davantage les souvenirs des atrocités commises depuis 2002. Mais, si les « Forces Nouvelles » devaient se muer en parti politique légalement constitué, avec Soro Guillaume en tête, M. Alassane perdrait un allié de taille d’autant que Soro lui a servi de marche-pied dans sa longue marche vers le coup d’Etat du 11 Avril 2011 qui l’a porté au pouvoir.

Prenons les chiffres de la communauté internationale, avec 46% qui ont voté pour Laurent Gbagbo. Comment expliquez-vous qu’Alassane Ouattara semble en faire fi ?

L’agenda réel d’Alassane Ouattara me semble être autre que celui de gérer autrement la Côte d’Ivoire pour le bonheur des populations ivoiriennes. Sinon, comment comprendre qu’après l’arrestation du Président Gbagbo, le 11 Avril 2011, par les forces spéciales Françaises et sa mise en résidence surveillée dans un endroit tenu secret, la chasse aux militants, aux cadres de LMP  et aux Bétés, l’ethnie de Gbagbo, continue. Je pense que l’agenda caché d’Alassane était de se venger des ivoiriens qui lui auraient dénié la nationalité ivoirienne. Pour vivre aujourd’hui sans crainte en Cote d’Ivoire qui compte 60 ethnies, il faut être Dioula (son ethnie) ou Baoulé (l’ethnie de Bédié).

Pour revenir au fond de  votre question, je vous ramène à la carte électorale du premier tour de la présidentielle.  Parce que les résultats représentés sur cette carte indiquent clairement la force politique de chacun des trois principaux leaders ivoiriens, notamment, Gbagbo, Bédié et Alassane. Cette carte électorale nous indique que la zone d’influence de Laurent Gbagbo part du grand Ouest (Biankouma) jusqu’au Nord-est (Tehini), aux portes de Kong, la ville d’origine d’Alassane. De l’Ouest à l’Est,  cette zone d’influence LMP couvre tout le grand sud à l’exception des régions des lacs et du N’zi Comoé. Sur les 19 régions de la Cote d’Ivoire, le président Gbagbo l'a remporté dans 11 régions, ce qui représente 57.89 % du territoire national alors qu’Alassane ne l’a remporté que dans seulement 06 régions localisés dans la zone Nord sous contrôle rebelles. Ce qui représente 31.57 % du territoire. Si nous considérons les faux résultats du second tour certifiés par l’ONU, le candidat Gbagbo a obtenu à lui tout seul 2.107.055 voix soit 45,9 % des votes tandis que les 2.483.164 voix soit 54,1 % du faux gagnant, Alassane, constituent la somme des voix transférées du PDCI (3eme au 1er Tour), de l’UDPCI (4eme) et du PIT à son parti, le RDR.

Au regard de ces résultats, il n’est pas faux d’affirmer que le président Gbagbo est le leader politique le plus populaire de Côte d’Ivoire. Cette popularité a même été renforcée par la barbarie du 11 Avril dernier, les tueries et les pillages des forces de M. Ouattara. [...]

Lire la suite ici : http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-3820.html

mercredi 25 mai 2011

Amnesty sur l’épuration ethnique en Côte d'Ivoire

Non sans tenter de renvoyer tout le monde dos-à-dos, Amnesty rend compte de l’épuration ethnique que perpètrent en Côte d’Ivoire les "FRCI" de Ouattara (ça c'est spécifique, et ce n'est pas diffamatoire : c'est Amnesty qui le signale !) dès la page de garde son rapport : "ils ont regardé sa carte d'identité et l'ont abattu"...


... Avec de sérieuses questions sur le rôle de la France. Voir l'article sur le blog de Théophile Kouamouo : "Le rapport d'Amnesty International relance la polémique sur le rôle de la France dans l'arrestation de Laurent Gbagbo"

mardi 24 mai 2011

You're under arrest

Enfin... Dans le meilleur des cas, celui où il y a encore des droits !



Miles Davis - "One Phone Call - Street Scenes"
album - You're under arrest

Nouveau site : SOS Droits Humains en Cote d'Ivoire


À visiter ici :

lundi 23 mai 2011

"Quater repetita" censuré, parti en 404

Pour info, Quater repetita vient de partir en 404, viré de blogs.nouvelobs.com...

Mais tout est là : http://unevingtaine.blogspot.com/

Pour tracter...

"Une bourriche" / 1 (viré du "trac")


Pour la petite histoire : la "404" est passée alors que je répondais à un commentateur m'invitant à pratiquer la moderation et à virer les commentaires qui n'ont pour argumentation que l'insulte. Ma réponse : je n'utilise pas les méthodes de leurs mentors, qui n'ont qu'insulte ou censure comme arguments...



PS : j'ai reçu ce mail du Nobs :

Bonjour,
Ce mail pour vous avertir que nous avons supprimé votre blog "Une bourriche" qui viole la charte du Nouvel Observateur pour au moins deux raisons :
- publication de propos diffamatoires, notamment à l'égard d'Alassane Ouattara
- publication d'articles dans leur intégralité, sans respect des droits d'auteur.
Signé A.


Réponse :

Ah bon ?

- Propos diffamatoires ? Lesquels ???? (*)
- Je n'ai publié d'articles dans leur intégralité qu'avec l'aval des auteurs (qui sont parfois sans support pour cause de censure de leur support papier - par ex. le journal Le Temps - hébergé ici : http://ci.telediaspora.net/fr/plus.asp?idmedia=34 ; ou Le Nouveau Courrier - blog ici : http://lenouveaucourrier.ivoire-blog.com/), sans quoi j'ai toujours pris soin de n'en publier qu'une partie, à titre d'intro, en renvoyant à la source deux fois : en entrée et en fin de post. Il n'y a a eu aucune plainte ! Et pour cause : les auteurs, censurés ailleurs, en ces temps où la liberté de la presse est bafouée, ne sont pas fâchés de se voit répercutés ! L'Obs le leur refuse, donc...

On peut verifier tout cela ici : http://unevingtaine.blogspot.com/ et là : http://unevingtaine.wordpress.com/

En tout cas, merci pour le mail : je n'ai pas toujours eu autant d'égard lors de mes censures précédentes sur Nobs.

(*) Je n'ai écrit que ce qui repose sur des faits (relatés aussi par Nobs ! / récemment sur Duékoué). On ne peut pas toujours en dire autant de Nobs, à qui il est arrivé de relayer ce pour quoi Le Monde (entre autres) a été condamné pour... diffamation par la justice française : http://unevingtaine.blogspot.com/2011/05/cote-divoire-comment-en-est-on-arrive.html

"Coups d’Etat sanglants – « Une nouvelle politique africaine » de la France"



Le Temps - 22/05/2011
"Pour justifier le coup d’Etat sanglant qu’il a ordonné le 11 avril 2011 à la force française à Abidjan, la Licorne, contre le Président Laurent Gbagbo, Nicolas Sarkozy vient de déclarer au 43e Bima à Port-Bouet, que cet acte s’inscrit dans la nouvelle politique africaine de la France. Il soutient, avoir agi contre un hold-up électoral, de Gbagbo, et que contrairement à ce qu’il avait promis, la France maintiendra sa base militaire en Côte d’Ivoire. Et d’ailleurs il a rédigé un nouvel accord de coopération, entre –on le comprend- la France et la Côte d’Ivoire, sur ce sujet.

C’est donc clair, Alassane Ouattara installé au pouvoir, le Président français Nicolas Sarkozy établit une coopération néocoloniale avec la Côte d’Ivoire. Et cette relation où le numéro 1 français mène le jeu, traduit bien le lapsus de « Tantie », Mme Henriette Dagri Diabaté, Grande Chancelière, qui, dans son discours s’adressant à Ouattara a dit « Monsieur le Préfet » en lieu et place de « Monsieur le Président » avant de se ressaisir.

Dans la pratique de la Françafrique que représente aujourd’hui Alassane Dramane Ouattara en Côte d’Ivoire, les coups d’Etat, les guerres civiles et autres méthodes de déstabilisation des régimes non aux ordres, étaient la tradition. Mais c’est la première fois que la France monte au créneau, et qu’avec ses soldats, au vu et au su du monde entier, en collaboration avec l’Onu, elle prend fait et cause pour un candidat – son candidat- et bombarde aux missiles la résidence de son adversaire, avec des milliers de morts et le renverse. L’image est ancrée. Gbagbo étant renversé, Sarkozy peut renverser la vérité électorale ivoirienne. N’est-ce pas d’ailleurs, parce qu’il a inversé les résultats du scrutin présidentiel du 28 novembre 2010, que nous en sommes là ? N’est-ce pas parce qu’il a organisé le hold-up électoral pour que, coûte que coûte, son ami Ouattara soit au pouvoir afin de lui livrer ce pays, qu’il a été ovationné le 21 mai 2011 à l’investiture, par une meute de burkinabé déversée à Yamoussoukro à cet effet ? Qui de Ouattara et de Gbagbo a fait un hold-up électoral ?

Lorsqu’on est vainqueur d’une guerre, on peut accuser à loisir le vaincu de tous les maux. Gbagbo est donc accusé grâce aux bombardiers et autres Mi-24 de la Licorne et de l’Onu. Et tous étaient pour célébrer leur exploit, leur coup d’Etat collectif. En annonçant que c’est la nouvelle politique africaine de la France, Sarkozy annonce la brutalité officielle qu’il préconise désormais contre tous les régimes francophones friands d’autonomie vis-à-vis de l’ancienne puissance coloniale. On le sait, pour aller à une élection et espérer la gagner sans être bombardé ensuite, il faut au préalable avoir la caution de l’Elysée, donc avoir accepté de donner au moins 80 % des richesses du pays. C’est dans cette veine que le va-t-en guerre de Paris, maintient la base de la force française en Côte d’Ivoire. Qui jouera les gendarmes et veillera sur les intérêts français dans la sous région.

Ouattara est heureux du soutien de la France et de la perpétuation de la présence de sa force en Côte d’Ivoire pour le maintenir au pouvoir. Mais pour un leader ambitieux pour son pays, soucieux de son développement réel, il y a un piège à cette dépendance à l’armée de l’ancienne puissance coloniale. Alassane Ouattara doit se ressaisir. Aujourd’hui, les pays émergeants, qui sont considérés dans les grands rendez-vous de la planète, sont ceux qui ont une armée forte, une puissance de feu remarquable, avec une arme nucléaire. Or, la stratégie de la France est d’empêcher nos pays de grandir, de posséder une armée puissante comme la sienne et une arme nucléaire pouvant consacrer notre indépendance vis-à-vis tous. Elle a commencé cette campagne de manipulation en faisant croire que Laurent Gbagbo a dilapidé l’argent du pays en achetant des armes qui ne servent rien, sinon à tuer ses compatriotes. Et des nigauds, endoctrinés, se plaisent à s’indigner de découvrir des armes dans la résidence du chef de l’Etat, après sa capture. Mais le paradoxe, c’est que les mêmes sont fiers que la France, qui n’est pas leur pays, soit surarmée au point d’exporter la violence avec ses armes pour les délivrer. Ils ne se posent même pas la question de savoir pourquoi la France aurait-elle le droit d’être aussi surarmée, elle, et non leur pays.

Quand leur pays, sans compter sur des mercenaires et des équipements de guerre étrangers, pourra, avec sa propre armée équipée, mater une rébellion comme celle commencée en 2002 jusqu’à la prise de pouvoir par Alassane ? Si un chef d’Etat n’a pas le droit d’armer son armée, avec quoi doit-il assurer la sécurité des biens et des personnes ? Avec quoi va-t-il protéger l’intégrité du territoire comme le lui demande la Constitution ? Avec quoi ? Compter sur la France ? Mais sur qui compte la France pour se défendre en dehors des guerres mondiales ? La France tue en Libye, elle tue en Côte d’Ivoire. Et ce, parce qu’elle est armée et surarmée. Cette France-là, pour conserver sa position de gendarme, de prédateur et de force néocoloniale, imposera toujours son assistance militaire à la Côte d’Ivoire qui ne doit pas être comme elle, au rang des grands tels l’Afrique du Sud et autres. Car si la Licorne aide Ouattara à s’éterniser au pouvoir, à frauder dans toutes les élections, et à donner le maximum de richesses à la France et d’emplois aux Français chômeurs, quel besoin aura-t-il pour développer l’armée ivoirienne et la recherche sur l’armement et même le nucléaire ? La défense ivoirienne restera marginale, à la merci des armées voisines et de la force française. Elle ne grandira jamais pour ne pas devenir redoutable et permettre la rupture du cordon « ombilical » avec la France.

Sarkozy a averti : il matera ouvertement tous les régimes francophones qui ne sont pas prêts à lui livrer leur pays. Sinon la tradition de la Françafrique continue. Il appartient aux Africains d’y trouver la solution radicale."




Néocolonialisme - Le sens d’une investiture…
Lu dans Le Temps - 22/05/2011 :

"Samedi 21 mai dès le matin, toute la ville de Yamoussoukro et même certaines villes ivoiriennes, sont parées aux couleurs nationales. A Abobo par exemple, le grand rond point de la mairie a été érigé en place de joie : écran géant, énormes hauts parleurs pour suivre la cérémonie en direct. A Yopougon, commune martyre s’il en est, c’était par petits mais nombreux groupes avec hauts parleurs et écrans géants. Personne ne veut rater l’événement. Même les deux ponts d’Abidjan ont été parés aux couleurs nationales. L’investiture devient un peu comme la a célébration de la Fête nationale. Pour cause, tous les supporters du nouveau Président, dans les médias, parlent de « libération du pays ». Le plateau des invités est impressionnant : vingt Présidents et Chefs d’Etat dont le Président Sarkozy. « C'est important d'être ici, c'est un symbole pour la démocratie », a dit M. Sarkozy à M. Ouattara qui lui a glissé: « Vous avez vu, tout le monde a dit « merci Sarko », après qu'ils aient serré la main de jeunes supporteurs du président ivoirien » rapporte un journal en ligne. M. Ouattara a besoin de rassurer son mentor. Un vrai lèche bottes !

C’est vrai que la cérémonie et la présence du Président français sont symboliques. Mais pas pour la démocratie qu’il a assassinée depuis longtemps. La résistance des Ivoiriens a en réalité donné de voir le plus long coup d’Etat du monde. La symbolique de sa présence repose donc sur la satisfaction de voir qu’il a enfin terminé le sa le boulot et que son poulain qui lui sera redevable à vie, va prendre les rennes de ce petit pays, sous développé mais, oh ! combien riche. Dans l’intérêt de la France. Il n’y a d’autre symbolique, que le message que cette cérémonie envoie aux autres colonies françaises dont la plupart des Présidents était de la fête. A bon entendeur salut pourrait en être un résumé. Gare à celui qui voudra tenter « l’aventure » de Gbagbo. Ils étaient là pour dire leur plein accord avec les méthodes fascistes de la France qui n’a pas l’intention de devenir la colonie de ses colonies. Elle ne les a d’ailleurs jamais lâchées, et n’a pas l’intention de le faire.

Un dernier sens à cette loufoquerie, est que désormais dans nos pays, seule compte la voix de « la Communauté Internationale ».

Si nous voulons qu’elle nous suive dans les choix de nos dirigeants, ceux-ci devront être conformes à SA volonté. La gouvernance mondiale pose ainsi la conduite à tenir pour les petits pays. Combien de temps devront nous attendre encore, avant de prendre nos destins en mains, en tant que membres à part entière de l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU) ? Ce que les Ivoiriens ont fait sous la houlette du Président Gbagbo ne se perdra pas dans les sous sols de l’Histoire…"


Une correspondance particulière de
El Professor

« Monsieur le Préfet… »

... C'est en ces termes que, dans un superbe lapsus, Madame Diabaté, Grande Chancelière d'Alassane Ouattara, a investi samedi celui que les médias de son ami le président français appellent "son homologue"...


Lu dans  Le Temps,

"Fantastique Henriette Dagri Diabaté ! Cette dame, c’est la toute nouvelle Grande Chancelière de la République de Côte d’Ivoire. Nommée par Dr Alassane Dramane Ouattara. Lors de la cérémonie d’investiture de ce dernier, à Yamoussoukro, le 21 mai 2011, devant le parterre de personnalités venues du monde entier, elle a fait parler son subconscient. On la sentait imbibée de joie. La joie de ses nouvelles fonctions. Première femme Grande Chancelière de notre pays. Comme une petite fille grisée par la folie d’un présent inespéré, elle vit sa joie devant un Nicolas Sarkozy tout aussi heureux d’avoir réussi son affaire. Et elle loue son bienfaiteur, Alassane Ouattara. Mais dans son discours de louange, visant à lui mettre la grande Croix, Dagri Diabaté sort ce que le monde entier sait, mais que Ouattara ne veut pas entendre sur son compte. Elle dit : « Monsieur le Préfet… » là où il faut dire « Monsieur le Président… » Et cela, de son intelligible voix épanouie par la grâce de la charge de Grande Chancelière. Le lapsus a retenti. Il est bien remarquable. Bien remarqué et retenu. Aléa du direct. Voilà ! Mais elle s’est ressaisie pour dire « Monsieur le Président… » et continuer sa cérémonie. Dagri la Grande Chancelière était pimpante. Qui est Préfet ? Préfet de quel pays ? Nommé par quel chef d’Etat ? Toutes ces questions avaient leurs réponses dans la salle. Ado la regarde, persuadé qu’elle est émue. La France a envahi Yamoussoukro et la salle avec ses hommes politiques et ses soldats. Sarko est là, l’œil paternel. Qui encore serait utile à la remise en place de la colonisation ? Personne. Henriette Dagri Diabaté a donc fait exploser le lapsus : « Monsieur le Préfet… » Quelqu’un d’autre l’aurait dit qu’il aurait essuyé le feu de Monsieur le Président Ouattara. Mais c’est sa « Tantie » elle-même qui le rappelle, devant le monde entier, face aux caméras venues de partout. « Monsieur le Préfet… » ! Tci, cette télévision pour la propagande de Ouattara peut effacer le lapsus de « Tantie ». France 24 peut le biffer. Mais les autres télévisions du monde, qui l’on capté en direct, ainsi que tous ceux qui ont enregistré la cérémonie conserve le sacré lapsus. Henriette Dagri Diabaté  a été trahie par sa langue. Aurait-elle déjà discuté en privé de ce sujet  avec des proches ? Que Ouattara faisait vraiment «le Préfet… » ou que ses détracteurs le prenaient pour un « Préfet » ? Comment cela a-t-il pu sortir de sa bouche avec autant de justesse ? « Monsieur le Préfet… » Et dire que Ouattara a voulu faire la peau à des journalistes pour cette appellation passée désormais dans le domaine public ! Mais « Tantie » Dagri Diabaté  l’a prononcé sans que le toit de la Fondation Houphouët-Boigny ne tombe sur la tête des invités de la cérémonie d’investiture du Dr Alassane Ouattara. Le débat est donc clos. Puisque le terme est « désacralisé »."


Germain Séhoué dans Le Temps


Désormais...

"La messe est finie. L’investiture d’Alassane Ouattara a eu lieu. Comme prévu. A Yamoussoukro. Ce 21 mai 2011. Devant tous. Nicolas Sarkozy. Le père du coup d’Etat du 11 avril 2011. Toutes les figures de la Françafrique. L’ensemble de la coterie. [...]

Tout était mensonge. Les paroles de Youssouf Bakayoko au Golf Hôtel, donnant Ado vainqueur. La maudite certification de Young Jin Choi. La partition de la Cedeao. De l’Uemoa. De l’Ua. Les tueries des civils à Duékoué, banalisées. De la lettre de Ban-Ki Moon à Sarko. Du bombardement de la Licorne sur la résidence de Gbagbo. La capture de Gbagbo attribuée aux Frci. Le massacre caché des opposants. Des populations civiles. L’assassinat de IB. Les charniers. Le revirement du Conseil constitutionnel. L’onction républicaine du coup d’Etat par la prestation de serment. L’investiture festive. La réconciliation sans la France, l’Onu et le Burkina. Le rôle des médias. Tout est mensonge. Tout est tronqué. Tout repose sur du faux. Ils le savent. La comédie finie, on verra."

Lire l'article de Germain Séhoué dans Le Temps

La résistance internationale pour la Côte d’Ivoire s'amplifie

C'était samedi 21 à Paris - des manifestants de plus en plus nombreux (cf. vidéo ci-dessous) :

"Aux cris de « libérez l’Afrique, libérez la Côte d’Ivoire, libérez Gbagbo, Côte d’Ivoire pillée, Sarkozy voleur, Sarkozy assassin » etc., les manifestants se sont regroupés devant l’Opéra Bastille à Paris où ils dansaient sur des musiques ivoiriennes, a constaté un journaliste d’AfriScoop.

Dans la foule où flottaient plusieurs drapeaux de pays africains et des photographies de Laurent et Simone Gbagbo, des pancartes et des banderoles proclamaient : « La françafrique est responsable de la misère, maladie, coup d’Etat et guerre civile en Afrique », « La communauté africaine de France soutient le président légal et légitime Laurent Gbagbo », etc.

« Nous sommes ici pour dire non à l’impérialisme français en Afrique après 50 ans d’indépendances et pour dénoncer l’investiture du sous-préfet de la France (Alassane Ouattara, ndrl) (…), la Côte d’ivoire est en train de redevenir une colonie française et on ne se laissera pas faire », a déclaré a AfriScoop Stéphane Kouakou, un manifestant.

Alassane Ouattara, 69 ans, a été officiellement investi président de la République de Côte d’Ivoire, samedi à Yamoussoukro (centre, 230 km d’Abidjan), après six mois de crise post-électorale au terme de laquelle survient la « consécration » de seize années de son combat politique.

Depuis plusieurs semaines les manifestations pro-Gbagbo se sont multipliées à Paris et dans d’autres villes d’Europe pour dénoncer « l’ingérence occidentale » en Côte d’Ivoire et pour exiger la libération du président sortant Laurent Gbagbo arrêté le 11 avril dernier par les forces pro-Ouattara appuyées par des Casques bleus de l’ONU et la force française Licorne, permettant à Ouattara de prendre les « commandes » du pays." (cf. ici.)



"“Nous dénonçons le caractère de cette investiture qui est pour nous une comédie. Nous ne nous reconnaissons pas dans cette investiture et nous voulons témoigner notre soutien à Laurent Gabgbo que nous considérons toujours comme notre président”, a affirmé à l’AFP Zap Krasso, président de Génération patriotes de France, l’une des associations représentée lors de ce rassemblement.

“C’est une mascarade derrière laquelle se cache la France”, a-t-il ajouté." (Cf. ici.)

dimanche 22 mai 2011

La nuit s'est épaissie

Voir les chefs d'Etat présents samedi à Yamoussoukro à la cérémonie d'investiture d'Alassane Ouattara...

"Seul chef d'Etat occidental à participer à cette cérémonie autour d' 'UNE VINGTAINE' de ses pairs africains et du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon : Sarkozy" (Cit. "Libé" ici).


Le gratin des dictateurs... Sur le dos de "Gbagbo, humilié, abaissé au nom d'une foi qui permet d'encaisser tous les coups sans riposter, de croire que l'ennemi est un ami en devenir, que la prière et la non intervention face à la menace vont transformer l'ennemi ! Oui la faute de Gbagbo a été de croire en l'homme, en sa bonté première; de croire aux paroles données, surtout à des occidentaux qui ont semble-t-il la même foi, les mêmes valeurs!"

La nuit s'est épaissie. Le signal est fort : on sait désormais que le nouvel ordre mondial ne supporte pas les velléités d’élections démocratiques et transparentes. La Côte d'Ivoire s'avance dans la nuit des futures "élections" annoncées avant lesquelles on aura pris soin d’éliminer les opposants réels et leurs électeurs potentiels... Les massacres sont en cours, ne prenant même pas le soin de cesser pendant l'investiture.

La nuit s'est épaissie. La preuve par les noms des chefs d'Etat présents :


- Nicolas Sarkozy (France)

(Et bien sûr Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations Unies).


Pour les autres, c'est édifiant - le gratin des dictatures et des aplatis que vient de rejoindre la Côte d’Ivoire :

- Blaise Compaoré (Burkina Faso)

- Abdoulaye Wade (Sénégal)

- Ali Bongo (Gabon)

- Denis Sassou Nguesso (Congo)

- Paul Biya (Cameroun)

- Idriss Deby (Tchad)

- Faure Gnassingbé (Togo)

- Mahamadou Issoufou (Niger)

- Alpha Condé (Guinée)

- Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie)

- Ellen Johnson Sirleaf (Liberia)

- Ernest Koroma (Sierra Leone)

- Amadou Toumani Touré (Mali)

- John Atta-Mills (Ghana)

- Boni Yayi (Bénin)

- Malam Bacaï Sanha (Guinée-Bissau)

(Et bien sûr les représentants de la Cédéao et de l'UA : Goodluck Jonathan - Nigeria -, président en exercice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest - Cédéao - ; Teodoro Obiang Nguema - Guinée équatoriale -, président de l'Union africaine - UA)...



Pendant ce temps...

Cérémonie d’investiture d’Alassane Ouattara : Sarkozy, seul dirigeant occidental à y assister. Le président français annonce que les troupes françaises resteront en Côte d'Ivoire...

Sécurité
Aux dernières nouvelles, M. Koudou Obadou, sous directeur à l'ENS a été transporté par les FRCI au camp militaire d'Abobo où il est actuellement avec 2 autres universitaires enlevés aussi par les FRCI sans raison officielle.

Insécurité
Le proviseur du lycée Jean-Piagé de la Riviera (non loin de la petite mosquée), a été enlevé par 4 personnes en armes ce vendredi 20 mai 2011!

Mahan Gahe Basile, sg de la centrale syndicale Dignité, enlevé il y a quelques jours par les FRCI de Ouattara, pour une destination inconnue selon ses proches (21/05).

Le chef du village de Wagana (ex-Hermankono Dies), département de Guitry, André Gbogou et son fils, battus a sang le 19/05 et laisses pour mort par les FRCI de Ouattara (21/05).

M. Koudou Obadou, sous directeur de l'ENS, kidnappé a son domicile par les FRCI le 20 mai au matin pour une destination inconnue, selon sa famille (21/05).

Les villages Zikisso (villages de Belilie, Nassalilie, Tagrolilie) pilles et incendies jeudi 19/05 par les FRCI de Ouattara. Les villageois en fuite dans la forêt (20/05).

Le général ble Bruno, ex-commandant de la garde républicaine du Président Gbagbo, capturé par les FRCI, aurait réussi a s’enfuir il y a quelques jours, selon I-télé ( 19/05).

La liste de tous les jeunes enrôlés pour défendre la patrie aux mains des FRCI !

Et toujours, la séquestration arbitraire du président Gbagbo, de ses proches et de ceux des responsables de l’opposition qui n'ont pas été assassinés, pour un "procès" sans motif d’inculpation et dont les "auditions", menées par des acolytes du nouvel investi, ont commencé sans avocats !

A part cela tout va bien, les Ivoiriens étaient heureux d'acclamer leur nouveau président, joie, réconciliation ! Ils était si heureux que pour les assister on a fait venir par cars entiers des Burkinabés pour étoffer les rangs et augmenter la joie ! A quelques kilomètres de là s'entassent les 30 000 réfugiés de la mission catholique à Duékoué, et tous les autres dispersés dans la nature, qui n'ont plus rien, ni maison, ni terre, les Wé ont vu leurs récoltes de cacao faites par les acolytes de Ouattara, qui ont brulé le village et chassé leurs habitants pour une cueillette plus tranquille!
Ce fut une belle journée [...]"

samedi 21 mai 2011

Une ombre sur la farce médiatique d'une investiture bananière

"Les assassins reviennent toujours sur les lieux de leurs crimes.


Le 31 mars dernier, était assassiné dans un hôtel de Yamoussoukro le Français Philippe Rémond, professeur agrégé des Sciences industrielles à l’Institut national polytechnique Houphouët-Boigny de Yamoussoukro, Philippe rémondprésident des ressortissants européens pour la Côte d’Ivoire. Cet ami personnel de Laurent Gbagbo déclarait ouvertement son soutien au projet de création d'une monnaie ivoirienne, devant aboutir, à terme, à la disparition du franc CFA dans toutes les anciennes colonies françaises de l'Afrique de l'Ouest

"L’homme persiste et signe : la France et l’Onu sont dans l’arbitraire !", pouvait-on lire sur le site d'Abidjan.net le 17 janvier dernier, et ce malgré les menaces de toutes sortes dont il était l'objet depuis sa dénonciation, sur le plateau de “Raison d’État’’ (voir ici), du complot de la France contre la Côte d’Ivoire et son Président Laurent Gbagbo.

"(…) Philippe Rémond, se sachant en danger, avait quitté son domicile et s'était caché à l'hôtel, malheureusement ceux qui en voulaient à sa vie l'ont retrouvé !... (…) je dénonce avec la plus grande énergie les "barbouzes français" qui ont dans un premier temps cherché à attribuer sa mort à des forces loyales à Laurent Gbagbo afin d'instrumentaliser la mort d'un Français pour galvaniser l'opinion publique française contre le président Gbagbo, ce qui aurait été une trahison des plus cyniques de cet homme courageux jusque dans la mort (…)", écrivait le 3 avril un de ses collègues dans l'hommage qu'il lui consacre.

Une chose est certaine : [...] à Yamoussoukro, les meurtriers de Philippe Rémond seront là, dans la tribune et mêlés à la foule.

Alors, s'il est une ombre dont la menace planera sur la farce médiatique d'une investiture toute bananière, c'est bien celle de ce martyr de la France barbouzarde aux mains encore dégoulinantes du sang de ses innombrables victimes.

Doublement réduite au silence, par la violence meurtrière des parrains qui nous gouvernent et par leur inépuisable malice à mentir et à dissimuler, avec la précieuse collaboration de leurs courtisans dans les médias, la voix de ce témoin-là retentira comme le tonnerre muet des terribles règlements de comptes à venir.

Cette voix, qui saura l'entendre, et la convertir en l'énergie d'une Résistance aussi implacable que l'amour du Cantique, "fort comme la mort ", "inflexible comme le séjour des morts", et aux "ardeurs de feu" ? [...]"

Par Eliahou Abel - lire l'article en entier sur RésistanCIsraël

À l'heure de l'investiture bananière et de sa célébration médiatique

Rompant un long silence médiatique devant la farce médiatique d'une investiture bananière, toute honte bue, le JT de 9 h 00 de France-culture verse à fond dans la propagande françafricaine, assénant sans sourciller que "les choses ont changé" en Côte d'Ivoire. Ça c'est sûr ! On est entré effectivement dans une lourde dictature (cf. ce blog plus haut et les blogs en lien) ! Mais France-culture... dit l'inverse !!! Preuve à l'appui : la collaboration bananière bat son plein... Et on se prépare plus que jamais à faire porter à Gbagbo tous les crimes de l'univers françafricain (voire au-delà)...


En attendant, lu sur RésistanCIsraël :

"À quelques heures du simulsacre !"

"[...] Le président Gbagbo a été transféré en dehors de Korhogo pour éviter les tentatives de le libérer; on fait venir des foules de burkinabè pour acclamer Ouattara  1er,  Ado-la France, dit ADOLF, en référence à l'autre, de sinistre mémoire pour les Occidentaux. Les deux Adolf ont ceci en commun, qu'ils ont précipité, hier l'Occident, aujourd’hui la Côte d'Ivoire et toute l'Afrique, dans le chaos et la ruine pour de nombreuses années; c'est pour cela que la situation est critique.

Avec l'installation du “préfet” de Côte d'ivoire, son installation par la force, au prix du sang et des larmes de milliers d’innocents, les puissances de l'axe "démocratique et républicain" Sarkozy-Obama mettent en place une dictature où les droits élémentaires sont bafoués, où les Ivoiriens -et les Africains à leur suite- ne sont que des travailleurs ”bon marché”, réquisitionnés pour faire sortir de leur pays toutes ces richesses dont l'Occident exsangue pourra continuer à se gaver sans modifier son train de vie : celui qui consiste à maintenir dans la pauvreté un nombre croissant de Français et d’Américains, tandis que les nantis se partagent des parts toujours plus grosses du gâteau !

Ce qui arrive à la Côte d'Ivoire aujourd'hui est la répétition générale du sort de tous les pays dits du tiers-monde sur lesquels l'occident à jeté son dévolu ! Et pour beaucoup d'Africains, accepter aujourd'hui passivement cette inféodation de la Côte d'Ivoire, c'est accepter toutes les mises à genoux à venir, par de vraies fausses élections; c'est l'assurance d'avoir des pouvoirs corrompus entièrement aux ordres de l'étranger; c'est accepter que toutes les richesses soient pillées et qu'aucun mieux être ne soit donné en échange si ce n'est des cacahuètes, un peu de scolarité, de santé, des plans d'urgence, bref, faire semblant pour les occidentaux d'être généreux et plein de bons plans pour aider les africains à devenir soi-disant autonomes. Avec le président Gbagbo cela en prenait le chemin, mais justement la France, qui n'a pas de pétrole mais des idées, aime les idées au point d'en revendiquer le monopole : le sol ivoirien, le sous-sol et les fonds marins regorgent de richesses, et le président Gbagbo et les ivoiriens fourmillaient d'idées, de projets; mais voilà ils pensaient si bien pouvoir se passer de la France et de l'Amérique qu’ils l’ont dit trop fort ! Et cela est intolérable pour la mentalité occidentale pourrie qui est la nôtre! Le partage, un mot qui est dans toutes les bouches, n'est en fait qu'un synonyme de pillage, pillage éhonté, sans états d'âme, refus des responsabilités, refus d'assumer tout simplement son humanité pour préférer la bestialité sous toutes ses formes , et dans ce domaine l'histoire nous a appris que "plus jamais ça" voulait dire, "attendons quelques années et remettons cela à la puissance x ! " Plus c'est gros, mieux ça passe ! C'est ce que nous devrions nous apprêter à vivre demain : l'Installation en grande pompe d'un petit dictateur qui n'est rien sans son mentor, et qui va mettre aux arrêts tout un peuple après l'avoir humilié, décapité en la personne de son souverain légitime, broyé, ensanglanté, et qui aujourd'hui ose parler de pardon, de réconciliation, de coopération ! De qui se moque-t-on?

[...]  Rejeter [sur le “dictateur” Gbagbo] tous les crimes dont la France, la Licorne et les ouattaristes sont comptables depuis des années, et singulièrement depuis ces 40 derniers jours que Gbagbo est tombé!

Gbagbo, humilié, abaissé au nom d'une foi qui permet d'encaisser tous les coups sans riposter, de croire que l'ennemi est un ami en devenir, que la prière et la non intervention face à la menace vont transformer l'ennemi ! Oui la faute de Gbagbo a été de croire en l'homme, en sa bonté première; de croire aux paroles données, surtout à des occidentaux qui ont semble-t-il la même foi, les mêmes valeurs! [...]"

Shlomit Abel - lire l'article en entier sur RésistanCIsraël

vendredi 20 mai 2011

Ce que la "communauté internationale" sarkozienne a fait, ce que Sarkozy va aller ratifier à Yamoussoukro

"Dieu seul sait combien d’Ivoiriens et de Libériens le caporal devenu dans la rébellion subitement commandant, Issiaka Ouattara alias Wattao a tué, tranché les têtes pour certains, enterré filles et femmes enceintes pour désormais enfiler le treillis de patron d’une structure respectable de l’armée ivoirienne comme le CEMA"




Lu sur lynxtogo.info :

"Le grand stratège chinois de guerre Sun Tzu nous apprend que dans «  L’art de la guerre, il n’existe pas de règles fixes. Lorsque les troupes parviennent à se placer dans une situation favorable, les lâches deviennent braves ; que la situation est désespérée et les braves deviennent des lâches ». Le schéma s’y prête en Côte d’Ivoire depuis que la France et les armées du monde ont apporté logistique et troupes sous le pavillon de l’ONUCI pour mater le président élu Laurent Gbagbo. La preuve aussi est que les Généraux Mangou, Bi Poin ou Kassareté sont depuis au garde à vous devant Shérif Ousmane, Tuo Fozié, Morou, Wattao...!

Et Dieu seul sait combien d’Ivoiriens et de Libériens le caporal devenu dans la rébellion subitement commandant, Issiaka Ouattara alias Wattao a tué, tranché les têtes pour certains, enterré filles et femmes enceintes pour désormais enfiler le treillis de patron d’une structure respectable de l’armée ivoirienne comme le CEMA. Le sourire non innocent de la canaille se lit sur son visage lors du passage des troupes par le général Philippe Mangou dans la ville de Séguéla. À côté des tueries, il est le plus riche des seigneurs de guerre de l’armée ivoirienne.

Dans sa zone de Bouaké, il avait à son compte tous les trafics d’or comme de coton sans oublier le fait qu’il avait, de concert avec Soro Guillaume et affiliés, pillé les coffres forts de la BECEAO de Bouaké. Selon le rapport d’enquête de l’ONU, Wattao retirerait près de 640 millions de francs CFA (1,45 million d'euros) de recettes annuelles dans les trafics de tout genre. L’ancien caporal est également impliqué dans la production musicale et le commerce de voitures. Avec son cousin Morou Ouattara et le commandant Hervé Pélikan Touré alias «Vétchio» à la tête du«bataillon mystique». Leur plus grand palmarès : « endeuiller des familles entières en permettant devioler la jeune fille ». De champion force brute, il est désormais devenu une menace financière au sein de la grande muette ivoirienne. L’homme peut se payer les armes de guerre dont il a besoin ; Ouattara, qui connaît la troupe semble aussi avoir hypnotisé les cancres et en avoir fait des fils chéris. Lors du mariage du second tueur Shérif Ousmane –celui qui disait que sa conscience le gênait d’avoir trop tué–, le tuteur Alassane Ouattara est allé avec sa femme au teint « claire claire » jouer au parrain et à la marraine.

Dans le caillassage de la BCEAO pour financer la rébellion, le nom de Wattao flambait de tous les couleurs en premier. D’ailleurs le compagnon Abdoulaye Traoré décrit le partage des 15 milliards. De Blaise Compaoré en passant par le patriarche de la rébellion, Alassane Ouattara, tout le monde a eu sa part. Abdoulaye Traoré, d’abord au côté des rebelles et depuis citoyen libre, raconte : « Ils ont demandé un montant. C’est comme la campagne d’Alassane Ouattara. Sa campagne, c’est l’argent de la BCEAO qui l’a financée. Voyez bien, est-ce qu’un homme, même s’il a travaillé pendant cent (100) ans, peut-il avoir l’argent de la sorte ? Comment ? Soyons clairs, soyons dans la logique, disons-nous la vérité. Il n’a jamais été Président, comment a-t-il pu avoir cet argent pour faire cette campagne qu’il a faite ? On sait d’où ça provient, on sait qu’il y a eu trois agences attaquées : Korhogo, Man, Bouaké. Et on sait les contenus qui sont partis, on sait ! Son émissaire venu chercher l’argent, on connaît ; les soldats burkinabés venus chercher aussi, on connaît ! L’immatriculation de la voiture burkinabé venue convoyer l’argent, on connaît ! Donc, qu’ils arrêtent de fatiguer le président Gbagbo. Ce sont eux mêmes qui ont pris l’argent de la BCEAO pour faire leur campagne. Nous, on a pris des morceaux. Moi, je reconnais ce que j’ai pris, mais que chacun reconnaisse ses faits ! »

Merci pour le grand banditisme Mr le président de la communauté internationale !

Le plus grand problème du président de la communauté internationale serait de se séparer de ses tueurs. Son plus grand défi serait de leur retirer la licence de tuer et de meurtrir des familles entières qu’il leur avait donnée avec le déclenchement de la rébellion du 19 septembre 2002. Mais tous les analystes sont clairs, Alassane Ouattara ne sciera pas les branches sur lesquelles il est assis. La présidente de l’association Survie et panafricaniste convaincue, Odile Biyidi ajoutait dans une interview au Lynx : «  Alassane Ouattara  a encore besoin de ses seigneurs de guerre ». Mais pour combien de temps encore ? A défaut d’une vraie armée, il a fini par baptiser une armée de trois mois d’âge "armée républicaine"... pour la plupart des analphabètes de son Grand nord.

La Côte d’Ivoire n’a jamais autant été aussi humiliée ! Le pays se trouve au plus bas du bas fond."

Camus Ali Rédacteur en chef du Lynx




A l’occasion de l’ « investiture » de Quisling ADO alias le boucher de Sindou, donnons de la voix les 20 et 21 mai pour rappeler certaines vérités :

1°) Laurent Gbagbo est le président élu donc légitime et légal de la Côte d’Ivoire. Il est illégalement détenu par des putschistes armés et soutenus par la France !!!

2°) La Côte d’Ivoire est devenue une colonie française et Quisling ADO alias le boucher de Sindou est le délégué de l’homme de la Côte d’Ivoire alias Nicolas Sarkozy !!!

3°) Quisling ADO alias le boucher de Sindou a mis en place avec la complicité du nabot-Naparte un régime liberticide et démission nationale !!!

4°) Le pouvoir soutenu par Sarkozy a commis des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre qui font que Quisling ADO doit être traduit devant les tribunaux !!!

5°) Rappelons toutes les exactions et crimes de la coalition "FRCI"-Licorne-ONUCI !!!