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Tant que les lions n'auront pas d'historiens, les histoires de chasse tourneront à la gloire du chasseur - Le mensonge se lève très tôt mais la vérité finit par le rattraper - Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage

jeudi 31 mars 2011

Côte d'Ivoire : une information sous influence

Selon le politologue français Michel Galy, les médias occidentaux n'ont pas pris la juste mesure de la crise ivoirienne.



Pour l'Elysée, le Quai d'Orsay et... la presse française,«Laurent Gbagbo doit partir» et «Alassane Ouattara est le président reconnu par la communauté internationale» (en particulier, ces «éléments de langage» officiels sont repris en boucle par RFI). Cette étonnante et suspecte unanimité fait problème et on en vient presque à regretter la presse de combat d'Abidjan, dans laquelle, au moins, le lecteur a le choix entre les polémiques des deux camps «bleus» et «verts»!



Le formatage des esprits


Dans la durée, cet alignement des médias sur les positions officielles a déjà été fortement critiqué, et toujours a posteriori... Ainsi, en 2004, Daniel Schneidermann, réalisant au jour le jour une insolente et indispensable critique des médias (au point qu'il a été licencié de l'émission de télévison Arrêt sur images) ironisait déjà, à propos des massacres de civils ivoiriens (à propos d’une presse française «embarquée», comme en Irak ou en Afghanistan) qu’il fallait trois semaines pour rétablir la vérité, connue sur place, y compris des occidentaux. Pour avoir vu à l’époque des confrères littéralement happés dans les hélicoptères de la force française Licorne vers Bouaké, «retour à 16 heures à l'Ivoire», on peut garantir qu'il ne s'agit pas que de métaphores...

Dans le temps... et l'espace. En ce moment la Libye, hier la Côte d’Ivoire, autrefois l'Irak. Dans l’urgence, les emballements de la presse se déclinent sur trois axes: unanimité politique, ethnocentrisme franco-français, alignement sur des positions militaristes. A vrai dire, ce dernier point résume souvent les précédents: c'est ce que Schneidermann nomme heureusement la «kakisation des esprits», en 2004 comme aujourd'hui!

Pour autant la presse, enfin toute la presse, n’est pas «aux ordres». Pas tous et tout le temps en tout cas. Comment s'explique alors cet alignement, si ce n'est par ces «présupposés» que Pierre Bourdieu opposait aux journalistes dans un débat célèbre et un livre stimulant (Sur la télévision)? Ici et maintenant la «fabrique de l’opinion» formate les esprits, sur la Côte d’Ivoire comme sur d'autres sujets, mais selon des topoï repérables et des processus souvent inconscients. Tout se passe comme si, à un moment donné, le courant dominant produisait un consensus idéologico-médiatique dont il est alors extrêmement difficile de sortir, quitte à ce qu'il vole en éclat quelques mois ou années plus tard, voire s’inverse!

Est-on si loin de 1984? Un social-démocrate devient «un dictateur»; un légaliste forcené se retrouverait pris à son atavisme pour redevenir un «guerrier bété»; ou un libéral du FMI un grand démocrate… Qu'il ait depuis 2002 (comme Foday Sankoh ou Charles Taylor en leur pays) mis la Côte d'Ivoire à feu et à sang par rebelles interposés ne compte pas, ne compte plus. Ces soldats perdus ne sont-ils pas des «rebelles qui sourient», et qu'importe si, dans ces guerres nomades, ce sont littéralement les mêmes qu’à Monrovia ou Freetown. De toute façon, si des exactions et même une violence continue comme «méthode de gouvernement» se produisent au Nord, les journalistes sont au Sud, et dénoncent vertueusement les contre-violences causées par le «coup d'Etat permanent» et la déstabilisation continue. Et alors? «La guerre c'est la paix», comme le savaient déjà les héros d'Orwell –et notre presse française, forcément libre et objective, est bien sûr composée de journalistes héros, intègres et clairvoyants!

Pour La Boétie déjà, l'énigme du pouvoir était non la sujétion au Prince, mais le plaisir, voire le désir des sujets à se soumettre…


Une presse africaniste en question


A l'occasion du printemps arabe, un certain nombre de désinformateurs ont été pris la main dans le sac; patrons d’hebdomadaires «africains», directeurs de «revues» panarabes ont dû reconnaître qu'ils étaient redevables au dictateur Moubarak, à M. Ben Ali –et pas que moralement! Les mêmes ou d’autres écrivent des dossiers systématiquement favorables à M. Ouattara, qui a toujours su traiter les journalistes et les directeurs d'organes de presse –et pas qu'en tenant table ouverte à Paris, Mougins ou Abidjan!

Dans ce contexte de corruption des esprits généralisée se posent des interrogations sur la «presse Rothschild» –pour inverser le stigmate que ses «experts» ont publiquement affiché sur la «presse Bolloré», jugée par eux non pas tant favorable à Laurent Gbagbo que trop tiède dans ses condamnations.

Depuis les années 90, le journaliste Stephen Smith, successivement responsable Afrique à Libération, puis au Monde, a mené une campagne acharnée contre Laurent Gbagbo et en faveur d'Alassane Ouattara. Dénoncé par les intellectuels africains pour ses écrits méprisants, il fut un temps soutenu par des politologues africanistes qui lui ouvrirent leurs colonnes.

Quand, dans un procédé digne d'époques que l'on croyait révolues (procédés typiques de la presse factieuse d’entre deux guerres), on amalgame hommes d'affaires et intellectuels, politiques et militants, pour les dénoncer coram populo, on doit s’attendre à rendre des comptes.

Sans être des admirateurs sans faille de Roland Dumas et de Jacques Vergès, l'un ancien ministre des Affaires étrangères et président du Conseil constitutionnel, l’autre brillant et inlassable avocat «de rupture» depuis la guerre d'Algérie, est-il inadmissible de traiter leur séjour à Abidjan comme «les deux grigous de Gbagbo»? On atteint là des sommets d'une certaine ignominie médiatique... Listes noires et insultes dépassent les bornes de la déontologie ordinaire des journalistes.

Le plus étonnant aujourd'hui: des trois grands quotidiens français, le Figaro est certainement le plus modéré dans son approche du conflit ivoirien.


La rhétorique de la désinformation


La désinformation n'est pas un discours intellectuellement construit: c'est une série de pratiques plus ou moins visibles (plus ou moins conscientes d'ailleurs dans leurs effets de falsification, répétition et mimesis), articulée dans une rhétorique d’inversion ou de déplacement.

On a fait allusion à une «politique de l'information» qui va de la ligne plus ou moins explicite d'un organe de presse, s’inscrivant dans un champ médiatique, dominé à un moment donné par une idéologie consensuelle. Cette politique se décline dans le nombre des articles et leur place, envoi (ou non) d'envoyés spéciaux (et leurs pratiques de terrain), l'acceptation ou le refus de tribunes ou d'entretiens extérieurs, les analyses «maison» des événements culminant dans des éditoriaux parfois signés, souvent courageusement anonymes...
Le recyclage des acteurs, intellectuels ou journalistes étrangers constitue une tactique de choix dans la propagande de masse, à laquelle la blogosphère n'échappe pas; suffit-il, comme Venance Konan par exemple, d'être une «bonne plume» ivoirienne pour pouvoir écrire n'importe quoi (et faire oublier son passé de chantre de l'ivoirité et son militantisme actuel pro-Ouattara)? Loin de tout devoir de réserve (les amis du Prince, réfugiés ou étrangers, n'y sont bien sûr pas tenus!), on peut se permettre ainsi d'user des procédés les plus classiques de l’extrémisme: tribune ignoble sur le physique ou la vie privée du «dictateur» dénoncé; lettre collective dans Le Monde un jour, personnelle dans Libération le lendemain —toujours dans des termes où l’insulte ne cède qu’à l’outrance.

Le sommet a sans doute été atteint en reprochant à Laurent Gbagbo la responsabilité de la guerre urbaine d'Abidjan: tous les observateurs savent que le «commando invisible» d'Abobo vient de la rébellion et de la mouvance Ouattara. Ou encore d'indexer les morts civils de 2000 qui affrontèrent les militaires soutenant le putschiste R. Gueï, se faisant massacrer pour un régime civil et le respect des élections. Ici, l'ironie n'est plus de mise: attribuer les victimes du général Gueï à Laurent Gbagbo est ignoble et digne des procédés de Goebbels: «plus c'est gros, plus ça passe»! Tout comme un quarteron de chercheurs sous influence, ayant en commun de ne pas avoir connu la Côte d'Ivoire depuis dix ans, recyclent l'ivoirité ou attribuent ce faux concept, «l'ethnocratie», à celui qui a un électorat multiethnique! La responsabilité dans ces cas est partagée entre les auteurs et ceux qui laissent passer ces textes: à supposer que la presse se relise, dans quelques années, le rôle des rédactions n'en sortira pas grandi.

Les procédés de désinformation sont légion, et l’ignorance du terrain ne saurait les résumer. Certains sont conscients et servent de marqueur, de repérage dans le champ médiatique: ainsi entendre un «expert» journaliste évoquer sciemment 2004 en déplorant les 10 morts et les 30 blessés de l'armée française à Bouaké sans citer les 60 morts et plus de 1.000 blessés ivoiriens semble significatif. Plus récemment, dans les pseudo débats télévisés (on pense par exemple à un débat de «spécialistes» à 100% ouattaristes: si la conversation manquait de diversité, le forum en ligne était plutôt animé, ayant sans mal remarqué le procédé…), le fait de citer le Conseil constitutionnel ivoirien constitué de pro-Gbagbo (sans d'ailleurs faire référence à l'identique situation française) sans mettre en regard la composition de la CEI à plus des deux tiers pro-Ouattara parait un marqueur évident de partis pris tout à fait voulus.

Les procédés d’inversion, plus scandaleux, ne manquent pas: on se souvient de Jacques Chirac —lui qui a 2004 sur la conscience— traitant Laurent Gbagbo de...  «fasciste»! On a pu récemment entendre des journalistes prendre les commandos d'Abobo pour le «soulèvement du peuple» ou la «désertion de l'armée ivoirienne».

La diabolisation de l’adversaire se fait par calomnies successives, procédant de l’inversion systématique, ou du déplacement victimaire: tactique langagière courante chez les promoteurs de génocide, si l’on en croit les analyses de Jacques Semelin.

Tout ne ressort pas cependant d'une diabolique volonté de désinformation, de la corruption des esprits ou d'une obéissance à des rédactions inféodées: même si cela existe et si l'Afrique, depuis longtemps, a servi de miroir déformant à nos turpitudes. Notons au passage ce que l’on pourrait nommer le «rendement décroissant de l’information», qu’il faudrait approfondir: de la télévision, à la radio et à la presse écrite occidentale, la désinformation régresse, ou se fait moins flagrante; d'autres ont pu travailler bien mieux sur les procédés de «construction» audiovisuelle, qui concernent aussi les réseaux sociaux ou les blogs (comme la fiction, bien écrite et entièrement inventée, du décès de Ouattara au Val-de-Grâce).

Beaucoup vient, au-delà de l’ethos (qui n’est pas qu'une absence d’éthique ou de déontologie!), d'un certain habitus journalistique: pour en avoir partagé quelques épisodes au plus fort des événements de décembre et janvier, on peut assurer de l'intérêt d'une recherche anthropologique sur le journalisme occidental à Abidjan...

Ni presse locale, ni profondeur historique, ni éclairage socioanthropologique: faute de mise en perspective, les journalistes occidentaux interagissent sur le terrain, vivant dans un monde d’autoréférencement. Leur dépendance des «fixeurs» autoproclamés n’en est que plus flagrante, et parfois pitoyable; demi-journalistes, demi-informateurs fonctionnant eux aussi en réseaux (d’ailleurs très majoritairement pro-Ouattara), ces derniers fonctionnent eux aussi en réseaux et jouent un rôle aussi important dans la désinformation que dans l’information.

Il est vrai que le milieu politique ivoirien est préstructuré, dans une inégalité flagrante devant les attentes, collaboration ou refus avec la presse occidentale; globalement tenus pour des ennemis virtuels par le camp Gbagbo —avares de contacts et de données—, les journalistes  venus d’Europe sont accueillis à bras ouverts… et désinformés à proportion par le camp Ouattara… depuis 2002! Ce sont d’ailleurs les supplétifs, on veut bien croire involontaires, de la rébellion: quant au mythe du «smiling rebel» de 2002, lui correspond celui du «commandant du Vent», chef du commando invisible de 2011; et qu’importe si ce sont les mêmes guerriers nomades ayant mis à feu et à sang Liberia, Sierra Leone et Nord de la Côte d’Ivoire, qui s’apprêtent à des massacres de masse à Abidjan et dans le Sud: ce n’est que trop tard que les mêmes s’apercevront que le sourire n’était qu’un rictus complaisant et que le vent d’Abobo ne charriait que l’odeur des cadavres. Aucun mea culpa à attendre de ce que Sartre nommait les «belles âmes», ces idiots utiles de la sanglante Histoire à venir. «On ne savait pas…» diront-ils, comme toujours. Pour autant, à écrire une prose éphémère, faut-il encore qu’elle soit irresponsable?

Michel Galy

Source : SlateAfrique

Nom de l'opération des assaillants "internationaux" : Hydre. Mauvais choix : l'Hydre a été vaincue

"L'Hydre était un monstre qui vivait dans les marécages, c'était un serpent géant à neuf têtes. Hercule pensait qu'il aurait suffit de toutes les couper une fois pour en finir, mais non, lorsque l'Hydre perdait une tête, une nouvelle repoussait aussitôt à la place de l'ancienne. Non seulement, Hercule combattait en vain, mais en plus, Héra lui envoya un Crabe pour lui rendre la tâche impossible. Heureusement, son cousin Iolaos, lui vint en aide, en cautérisant avec une torche l’extrémité de chaque cou de l'Hydre dont Hercule avait ôté la tête. Si bien qu'il ne resta aucune tête, et qu'aucune ne repoussa. L'Hydre était vaincue."

mercredi 30 mars 2011

Tentatives de déstabilisation de la Côte d'Ivoire par la violence et les rumeurs

Lu sur Infos Côte d'Ivoire.net :

« L’OPERATION HYDRE » EN MARCHE

Par HERVE MAKRE :


"Les attaques armées contre les positions des FDS, depuis lundi dernier (28 Mars 2011) sur tous les fronts, confirment les informations qui nous été confiées par des ressortissants français vivant à Abidjan, quelques heures avant le rassemblement historique des patriotes à la Place de la République le week-end dernier.

Au détour d’échanges tenus à « Sikasso », un sous-quartier de « Koweït » dans la commune de Yopougon, cible de la prochaine d’attaque des hommes de Dramane Ouattara, nos informateurs soutiennent que ces manœuvres pilotées par la Licorne et l’ONUCI, ont été inspirées par les services secrets américains. Elles ont été baptisées, "L’OPERATION HYDRE".

Chaque lever de soleil est porteur de sa charge et de son contingent de révélations sur les sortilèges des impérialistes et des françafricains travaillant à la déstabilisation de la Côte d’Ivoire, lancée par la France. «Nous sommes des ressortissants français. Aujourd’hui les informations dont nous disposons selon nos sources internes aux forces étrangères, car nous y avons des amis et parents ; nous font savoir, depuis jeudi 24 Mars dernier à 16 heures, que la mission des forces des Nations Unies appuyées de la force française Licorne a changé d’attitude.

N’eut été les hostilités en Lybie qui ont recommandé une forte mobilisation des forces de l’OTAN, la communauté internationale aurait déjà décidé d’une guerre ouverte aux ivoiriens. L’action lancée actuellement a été baptisée « l’opération hydre » et doit pouvoir aboutir avant fin Avril ». C’est par ces propos que commencent nos informateurs, qui avouent avoir fait fortune en Côte d’ivoire et comptent continuer de « vivre dans ce havre de paix » c’est pourquoi ils décident de se confier.

«Cette opération se traduira par des attaques sporadiques dans les communes et quartiers des différentes communes d’Abidjan, avant qu’elle ne passe à la vitesse supérieure dans toutes les autres villes par des actions relayées par les Forces Nouvelles. Elles ont pour instructeurs des éléments du Centre des Opérations Spéciales de France et de l’ECOMOG. C’est la CIA qui a été à la base du plan.

Depuis l’asphyxie financière jusqu’aux opérations militaires, c’est le service secret des Etats-unis qui pilote cette opération. Il nous a été confié par nos sources que les américains ont recommandé l’élimination de la menace dans cette situation et pour eux, c’est le Président Laurent Gbagbo. Une option qui n’a pas encore enregistré la totale adhésion de l’Elysée », révèlent les informateurs.

Ouvrir plusieurs fronts : «Ceci pour étouffer les forces loyalistes » avec pour objectif de les rendre fragiles autour de la protection du pouvoir, afin qu’« atteindre le cœur du pouvoir » ne devienne qu’une simple « balade » pour les théoriciens de la conception des plans de la rébellion. Ce sont toutes ces choses qui se déroulent actuellement mais ont pour nom « l’opération Hydre ». L’Hydre est cette espèce de monstre de la mythologie grecque, serpent ou dragon à plusieurs têtes : l’Hydre de Lerne avait sept têtes dont chacune renaissaient dès qu’on la coupait. C’est ce nom qui a été choisi par les comploteurs et concepteur de la fatidique attaque contre la Cote d’Ivoire et le pouvoir du Président Laurent Gbagbo.


NOUVELLES STRATEGIES D’ATTAQUES

Pilotées par les USA, les opérations coordonnées sont prévues se terminer avant la fin du mois d’Avril et les heures d’attaques des différents fronts changeront d’une zone à une autre, et ce, sur toute l’étendue du territoire. « Depuis le jeudi 24 Mars dernier, la force impartiale de l’Opération des nations unies en Côte d’Ivoire a revue sa capacité de réaction envers les Forces de Défenses et de Sécurité ivoiriennes. Les heures de combats et d’attaques ont été changées. Les jeunes qui tiennent les corridors et autres points de contrôles ou de surveillance des quartiers dans les différentes communes sont, dès cette date considérés comme étant des miliciens et non des civils et devront donc être traités comme tels », expliquent nos sources qui poursuivent :

«Dans le plan, une attaque sera lancée à un endroit donné et lorsque les FDS croiront la neutraliser, un autre foyer naitra ailleurs. Il en sera ainsi jusqu'à gagner tout le "corps" de sorte à perturber le système de défense de l’état, au point que les autorités doutent de sa capacité de réaction. Mais il s’agit en réalité de tester le temps de réaction de l’armée ivoirienne à travers ces attaques ».

L’objectif du plan est de créer un embrasement total dans la capitale économique et dans les autres villes de l’intérieur du pays qui sont encore favorables au Président Laurent Gbagbo, confient nos sources. « Tout peut partir d’une simple provocation des forces extérieures en direction des patriotes ou des FDS pour que les attaques se mettent en exécution, indiquent-elles. « Que l’armée régulière ivoirienne, dont nous reconnaissons la bravoure et le mérite devant les assauts des forces extérieures, continuent la vigilance et la mobilisation face à cette attaque de la communauté internationale.


INSPIRE DU « SENTIER LUMINEUX »

Le plan des attaques de la rébellion des Forces Nouvelles à Abidjan et dans les villes sous le contrôle des terroristes de la communauté internationale a été inspiré de l’histoire du « sentier lumineux ». Une histoire marquée par le massacre d’innocentes personnes qui ont lutté toute leur vie pour dénoncer ces atrocités d'Ayacucho, au Pérou en Amérique du sud, expliquent nos informateurs. Et de revenir brièvement sur l’histoire du « Sentier Lumineux » : un mouvement révolutionnaire des années 80 au Pérou, actif dans la région d'Ayacucho.

Ledit mouvement qui s’est dit lutter contre l’injustice faite à la région oubliée d’Ayacucho et s’est radicalisé au début des années 1980 en se muant en lutte armée. Ses membres ont commi leur premier grand attentat en 1982 à Lima capitale du Pérou dans le riche quartier de Mira flores, puis libéré les prisonniers de la prison d'Ayacucho. Ce moment décisif marquera le début de la guérilla urbaine au Pérou.

À partir de là, les années qui suivront seront marquées par des affrontements permanant entre le « Sentier Lumineux », comparé en côte d’Ivoire par les Forces Nouvelles et l'armée régulière : les FDS. Pendant les 12 années de guerre, de nombreux crimes vont être commis par le « sentier lumineux » qui n’assassinera que les seules personnes n’adhérant pas à son idéologie, comme le font les tueurs de Dramane Ouattara en Côte d’Ivoire. « Mais, vint l’arrestation de son leader, Guzmán en 1992, sous la présidence de Fujimori. Malgré tout ce qui s'est passé, Ayacucho reste un endroit pauvre et oublié du Pérou. Nous espérons que cette histoire ne se répètera pas la Côte d’Ivoire », notent nos informateurs.


LES RUMEURS COMME MOYENS

« Les rumeurs qui ont été distillées partout font parti du plan, comme cela s’est fait pour la déstabilisation des Etats de l’Amérique du sud à travers les pratiques du mouvement "Le Sentier Lumineux". Pousser les populations à l’exode pour bombarder les endroits stratégiques de la défense nationale, tels que les poudrières, les camps militaires, afin d’avoir le champ libre et éviter le maximum de pertes en vies humaines. Une technique pure de la CIA », indiquent nos interlocuteurs.

« Ici il est question d’effrayer les étrangers et vider les quartiers de ses habitants pour qu’il n’en restent que les proches de l’ennemi à abattre. C’est la même technique que les américains appliquent partout, lorsqu’ils veulent mener des assauts. Quelques fois ils suscitent des affrontements religieux. C’est ce qui a expliqué les attaques contres des édifices musulmans en vue de faire glisser sur le terrain religieux. Malheureusement pour eux, la communauté musulmane, fortement sunnite en Côte d’Ivoire s’est aperçu de la supercherie et est restée silencieuse », font savoir nos informateurs.


LA GUERRE DU CACAO IVOIRIEN MENEE PAR LA CIA

L’ultimatum donné par le gouvernement aux exportateurs de cacao pour écouler leurs stocks avant le 31 Mars 2011, contribuerait selon les informations à accroitre l’anxiété au sein du cartel mafieux que représentent les multinationales américaines ARMAJARO, ADM ou encore CARGILL. Aussi sont-elles prêtes à tout mettre en œuvre pour la mise en exécution expressive de « l’opération Hydre ».

Le cartel est décidé selon nos informateurs, à faire obstacle au projet du groupe chinois de négoce Noble qui s’est désolidarisé de la fronde contre le Président Laurent Gbagbo et aurait décidé d’exporter le cacao qu’il a sous les bras. Le marché international du cacao utilisant des termes de trois mois en général et donc le temps jouant terriblement contre eux, les multinationales précédemment citées ont décidé de passer à l’offensive de la pire des manières.
« Le cacao ivoirien ne s’exporte plus depuis le mois de Janvier et cette sanction arrive à terme le 31 Mars.

Malheureusement pour eux, l’État ivoirien est désormais directement présent sur le marché du négoce de cacao et cela inquiète sérieusement les gros négociants qui règnent en maitres absolus sur le marché ; chose que les États-Unis ne sont pas prêts d’accepter. Il faut éviter que cette situation se produise en Côte d’Ivoire parce qu’il s’agit pour le plan des ennemis de faire durer cette situation hors-la loi pour piller au maximum les richesses du pays. Car pendant ces années de guérilla entre « le Sentier Lumineux » et l'armée, des innocents ont été massacrés et les régions pillées de leur richesses.

« La rébellion tente l’offensive à l’Ouest dans le but de prendre le port de San-Pedro. Mieux, ils prévoient aussi une action militaire de l’ONUCI et de la Licorne pour prendre le contrôle du port d’Abidjan, c’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle ils veulent faire passer la résolution qui va interdire aux FDS de déployer tout armement lourd dans Abidjan ». Young Ji Choi et d’autres diplomates sont ceux qui pilotent cet autre projet contre le peuple de Cote d’Ivoire.


L’ECOMOG EN PASSE DE LANCER UNE ATTAQUE CONTRE LA BASE DE LA MARINE DE YOPOUGON

« Nous avons pu repérer des éléments militaires de l’ECOMOG dans divers communes de la capitale Abidjan. Les quartiers précaires ou ceux à proximité des camps militaires ou de polices sont les endroits propices pour lancer les attaques. Ils agissent sous les ordres des officiers français de la force Licorne. C’est ainsi que nous avons pu espionner des individus trop suspects mais qui ne pourraient attirer l’attention de tous dans les communes comme Marcory, Treichville et Yopougon. Cette commune sera selon les recoupements des informations de plus en plus fortes, la cible d’une terrible attaque dans les prochains jours ou mêmes prochaines heures », révèlent nos sources et d’indiquer :

« Plusieurs hommes suspects sont actifs dans le sous secteur du quartier Koweït dans la commune de Yopougon en vue de la préparation de l’attaque de la base militaire marine d’Abobodoumé ; avec pour objectif le contrôle de tous les secteurs stratégiques dans l’arrière base qui ouvre sur le port d’Abidjan. Nous avons pu localiser des mercenaires de l’ECOMOG : trois instructeurs, Sénégalais, Togolais et Burkinabés se faisant passer pour des marins car, ceux-ci ont des activités saisonnières, justificatifs qui leur permettraient de loger tranquillement dans n’importe quel endroit sans s’attirer le moindre soupçon ».

Selon nos informateurs, qui assistent à la mise en œuvre de l’opération, la CIA et d’autres services secrets très actifs à Abidjan, prévoient « qu’il faut arriver dans le plan, à tuer des soldats blancs de l’ONUCI, de sorte à ne pas donner une alternative à Laurent Gbagbo : le Président accepté par les ivoiriens. Car tuer un soldat de l’ONUCI ou de la Licorne française, c’est déclarer ouvertement la guerre à une armée internationale ». Elles précisent que des ressortissants européens seront dans le viseur des tueurs pour la cause de la France. [...]

Lire la suite de l'article sur Infos Côte d'Ivoire.net

mardi 29 mars 2011

Les FDS tiennent ferme face aux troupes françaises et onusiennes en guerre au côté des mercenaires de Ouattara contre la Côte d'Ivoire...

... selon une dépêche de TWNews :

"COTE D’IVOIRE : L’ONU, LA LICORNE ET LES REBELLES DECLARENT OFFICIELLEMENT LA GUERRE A L’ARMEE REGULIERE.

TWN-Abidjan-Côte d’Ivoire-29/03 /2011. Ça y est ! Ce qui se tramait depuis quelques mois dans l’ombre est désormais officiel. L’opération des Nations Unis en Côte d’ Ivoire et la force française LICORNE, deux armées supposées ramener la paix dans ce pays, ont officiellement déclaré la guerre à l’armée ivoirienne ce lundi matin, a constaté un correspondent de TWN à Daloa. Ce sont les hélicoptères de l’ONUCI qui ont pilonné l’école de gendarmerie de TOROGUHE (15 kms de DALOA) et le camp du 3ème bataillon de la ville quelques minutes seulement avant l’arrivée des rebelles et mercenaires de Ouattara. Ces 3 armées ont ensuite mis le cap sur ISSIA et Yamoussoukro ou les combats se poursuivent en ce moment. Joint au téléphone, un proche du représentant du secrétaire général de l’ONU nous apprend que « ce sont BAN KI-MOON et SARKOZY qui ont donné l’autorisation à leurs forces d’attaquer finalement l’armée de Côte d’Ivoire à visage découvert ». Si pour l’impénitent impérialiste Président Français, cette autorisation ne surprend pas, le ok de BAN KI-MOON par contre emmène beaucoup d’observateurs à se poser la question de savoir si cela fait part de ses prérogatives. Ban Ki-Moon peut il lui seul, sans passer par le conseil de sécurité, donner l’ordre à une force de maintien de la paix de rentrer en guerre avec un pays ? Décidément, la Côte d’Ivoire semble être une terre d’expérimentation de tous les chaos.
Stéphanie KONAN"

Forces françaises et onusiennes belligérantes aux côtés des mercenaires de Ouattara. Les FDS les tiennent en échec...

... selon une dépêche de Direct Scoop.net :

"Côte d’Ivoire: L’Onuci et la Licorne combattent sur le théâtre des opérations"

Dépêche du 29 mars 2011 par directscoop

"ABIDJAN – L’opération des nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) et les forces Françaises de la Licorne combatttent aux côtés de la rébellion sur le téhâtre des opérations, a-t-on appris d’une source militaire.

Selon une source introduite sur le théâtre des opérations, l’ONUCI et la Licorne ont changé de stratégie. Une information attestée par une autre source proche du théâtre des opérations à Duékoué qui révèle que « l’ONUCI et la Licorne ne se contentent plus de convoyer et ravitailler les rebelles mais bombardent » les positions des forces de défense et de sécurité (FDS), « avant de les installer ».


Des témoins auraient aperçu lors des combats à Daloa des « soldats blancs de la Licorne aux prises avec les FDS».

Dans les villes de Duékoué, Daloa, Issia (ouest) et Bondoukou (est), annoncés comme étant sous contrôle de la rébellion pro-Ouattara, des sources concordantes attestent que les combats seraient en cours entre les FDS et les rebelles largement soutenus par les forces onusiennes et la Licorne.

Lors d’une conférence de presse le 5 mars, les ministres de la défense et de l’intérieur avaient révélé l’implication des soldats onusiens sur le théâtre des opérations.

Au cours de l’attaque du centre émetteur le 27 février dans la commune d’Abobo (Abidjan), un hélicoptère estampillé UN a été aperçu survolant la zone durant les combats.

Une source proche du théâtre des opérations a révélé qu’ « un char de l’ONUCI (Opération des Nations Unies en côte d’Ivoire) » avait pris part le 25 février « à l’attaque de la position tenue par les FDS, près de Zouan-Hounien à moins de 30 km de Danané».

Quelques jours auparavant, l’on apprenait que le 3è Bataillon Bangladais BANBAT 3 de l’ONUCI, basé à Odienné, quittait cette base pour se rapprocher de la ligne de front.

A Abidjan, plusieurs témoignages concordants indiquent la présence de « soldats blancs » dans les zones de combats, notamment à Abobo où l’ONUCI a renforcé sa présence alors que la commune s’est quasiment vidée de ses habitants.

Des images provenant d’un drone de la force Licorne, dont directscoop a eu copie, révèlent les positions des FDS lors des affrontements qui les ont opposés aux rebelles pro-Ouattara à Abobo les 10 et 11 février. [...]"

Lire la suite de la dépêche sur Direct Scoop.net...

L'info de Direct Scoop se retrouve par la bande dans les colonnes de L'Express/avec Reuters : "Si les forces françaises déployées en Côte d'Ivoire se sont interposées à Duékoué pour empêcher les rebelles de marcher sur San Pedro pendant la guerre civile, la donne a désormais changé. [... Les] grandes puissances [...] reconnaissent la légitimité [du] rival [de Laurent Gbagbo] et n'ont plus de raison de s'opposer à la progression de ses adversaires, dit-on dans les milieux diplomatiques." (Sic !!!)

lundi 28 mars 2011

La violence du Golf/international brisée par la mobilisation pacifique des patriotes

 










Il est juste pour terminer, comme y invite Résistance Côte d'Ivoire, de faire la part des choses : Dans un souci d’équité, découvrez ici une Manifestion type & “pacifique” des partisans d’Alassane Ouattara soutenus par Sarkozy & la communauté internationale.

Les crimes et atrocités commis par Ouattara et ses terroristes

Rétablir la vérité quand les "grands médias" mentent outrancièrement en attribuant les crimes aux victimes.

Ainsi hier midi - me demandant si nos "grands médias" relaieraient la manifestation monstre en faveur la légalité et de Gbagbo, manifestation vraiment pacifique celle là, réunissant à Abidjan, les 26-27 mars 2011, des milliers et des milliers de patriotes durant 24 h, armés de leurs seuls chants et prières - j’écoutai le journal de France3 (dimanche 27 mars, 12 h 30)...

Ecoeurement total : le sujet est à peine effleuré, et déformé, et il débouche très rapidement sur une louange des escadrons de la mort de Ouattara, donnant la parole à un des assassins, devenu pleurnichard pour le reportage français, qui attribue aux FDS les crimes de son "commando invisible" (dont l'AFP tente de dédouaner Ouattara, en en faisant un "commando"... "indépendant" en quelque sorte !).

Et France3 d'en rajouter en relayant abondamment les mensonges de Sarkozy voulant désarmer les défenseurs de la population pour laisser libres d'agir les seuls bourreaux - cela à l'appui d'un "témoin masqué" trouvé à Paris et accusant les FDS (dont plusieurs, ainsi que des civils, ont été brûlés vifs par les terroristes du Golf/Onuci) de commettre eux-mêmes ces exactions et brûlements de personnes vivantes (sic!!!).

Si l'on ajoute les mensonges de l'ex-ambassadeur Simon, attribuant aux FDS les massacres des terroristes à l'Ouest contre ceux que les FDS défendent !, on mesure l'écoeurement que l'on éprouve devant le matraquage monstrueux de ces calomnies. Et on ne peut s'empêcher de penser à la responsabilité que porteront les politiques "internationaux" et les leurs médias perroquets devant l’histoire quant aux crimes occultés, qu'ils encouragent par leurs mensonges...



Lu sur Infos Côte d'Ivoire.net :

"Les pires exactions sont actuellement commises en Côte d’Ivoire par les terroristes à la solde de Dramane Ouattara, candidat malheureux à l’élection présidentielle que la communauté internationale veut coûte que coûte imposer aux Ivoiriens. Ces atrocités ne sauraient échapper à l’opinion même si Choi, le boucher de l’ONU en Côte d’Ivoire, s’efforce de les masquer. Le site internet INFOSCOTEDIVOIRE.NET, en plus de la campagne qu’elle vient de lancer pour traquer les mensonges de CHOI, de la Licorne et de l’ONUCI, revient ici sur le bilan des exactions et autres crimes commis par les partisans de Alassane Dramane Ouattara pendant la campagne électorale et depuis la proclamation des résultats par le Conseil Constitutionnel.

Les violences exercées par les partisans du candidat Alassane Dramane Ouattara contre les supporters et autres sympathisants de Monsieur Laurent Gbagbo s’inscrivent dans un contexte sociopolitique précis et peuvent être répertoriées en trois grands moments : Il y a eu les violences enregistrées pendant la période électorale et singulièrement le 28 Novembre 2010, jour du second tour de l’élection présidentielle. En guise d’illustration, l’extrait suivant, tiré du rapport d’Amnesty International, publié le 22 Février 2011, est plus qu’édifiant. Surtout que M. CHOI, le représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU, patron de l’ONUCI, masque systématiquement les exactions commises par les rebelles :

« Atteintes aux droits humains commises par les Forces Nouvelles (FN) . L’équipe de chercheurs d’Amnesty International a recueilli des témoignages fiables faisant état de viols, de détentions arbitraires et de mauvais traitements commis par des membres des FN dans des zones sous leur contrôle. Depuis que les FN ont pris le contrôle de certaines régions du pays en Septembre 2002, ces zones sont marquées par une absence de tout système judiciaire et de tout mécanisme assurant l’obligation de rendre des comptes.

Les commandants des FN sont ainsi, tous puissants dans leurs zones et les habitants n’ont aucune voie de recours. Homicides arbitraires et délibérés En Octobre 2010, des membres des FN ont sommairement exécuté onze hommes qu'ils avaient détenus les accusant d'être des "coupeurs de route" et assassiné plusieurs voyageurs à Touba (environ 680 km à l'Ouest d'Abidjan). Bien que ces assassinats aient été publiquement connus (des membres des FN ont eux-mêmes filmé ces tueries y compris les cadavres des 11 personnes abattues), aucune mesure concrète ne semble avoir été prise par les dirigeants des FN pour demander des comptes aux auteurs de ces actes. » Ensuite il y a eu les violences contre les partisans de Laurent Gbagbo après la proclamation des résultats du second tour par le Conseil Constitutionnel, qui l’a proclamé vainqueur... [...].

Lire la suite sur Infos Côte d'Ivoire.net.

Quel débouché pour les monstrueux mensonges "internationaux" dénonçant les victimes et couvrant les bourreaux ?

« "RESOLUTION SARKOZY" CONTRE LA COTE D’IVOIRE
UN POKER A HAUT RISQUE DE GENOCIDE ONUSIEN »

Lu sur San Finna, Hebdomadaire burkinabè N°609 du 28 Mars au 03 Avril 2011 :

"Quand on pense aux conséquences douloureuses de la Résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la Libye, on se rend compte, après coup, qu’elle était le fruit d’une arnaque. On s’est efforcé de ramollir les hésitations en la rendant la plus vaporeuse possible en jurant la main sur le cœur, que son souci ici était d’empêcher le massacre des populations civiles de Bengazi par le diabolique Kadhafi. En jouant bien sur les « cordes sensibles » de certains leaders africains comme Jacob Zuma, Ali Bongo, Goodluck Jonathan, on a même obtenu cette perfidie de frères africains votant pour éliminer (au prix de pertes en vies humaines, de destructions infrastructurelles et de dégâts collatéraux lourds) un autre frère africain alors que Chinois, Russes, Brésiliens, Indiens et Allemands, pour le moins s’abstenaient, sentant le coup fourré. Ils n’ont pas eu tort. Une semaine après, les vraies motivations de cette résolution remontent en surface et l’insurrection apparaît de plus en plus comme un prétexte et non comme une dynamique populaire s’originant de la révolte spontanée d’un peuple pour se libérer par son seul courage, de la férule d’un dictateur.


Nicolas Sarkozy veut se donner toutes les chances. C’est pour cela qu’il enfourche le cheval de la cohérence de la politique d’ingérence aux fins humanitaires et démocratiques et qu’il veut déposer au Conseil de sécurité, un projet de Résolution type 1973 sur la Côte d’Ivoire.

Le malin se dit qu’il faut prendre appui sur ce qu’il croit être le bon effet libyen et régler son compte, dans la foulée, à Laurent Gbagbo. Mais attention ! Si la Libye est un morceau difficile à cause des pétrodollars de Kadhafi, de son armement, la Côte d’Ivoire n’est pas non plus un maillon faible. Ce pays n’est pas dépourvu d’atouts, de capacités de résistance. Il a, plus que la Libye, un peuple aguerri, conscientisé et qui a déjà montré plusieurs fois qu’il est prêt au sacrifice suprême pour défendre son pays. Après tout, c’est depuis 2000 qu’il lutte contre ce complot international qui veut lui imposer d’autres volontés que la sienne.

En plus, on ne le dira jamais assez, avec Laurent Gbagbo, il y a eu pour la Côte d’Ivoire, la conquête des libertés publiques et démocratiques, un pluralisme de presse quasiment sans pareil et marqué par la dépénalisation des délits de presse, des instruments électoraux introuvables même dans les démocraties de référence. Sans compter cette offre permanente de Laurent Gbagbo de recourir aux voies de droit et au dialogue pour résoudre la crise postélectorale, s’offrant même de quitter le pouvoir si un recomptage des voix lui était défavorable !

La conséquence, c’est qu’en voulant pousser l’ONUCI à entrer en guerre ouverte contre le régime légal, on risque de déboucher non seulement sur une injustice mais aussi sur une hécatombe historiques parce que les Patriotes, comme ils l’ont fait vis-à-vis des troupes françaises, n’auront pas peur d’affronter l’ONUCI les mains nues. [...]"

Lire l'article en entier sur San Finna.

La rhétorique de la guerre démocratique

Lu sur Crise ivoirienne, 26 mars :

"La France et les Etats-Unis sont en passe de réussir, sous les yeux des populations africaines médusées, leur coup de maître en Afrique et au Moyen-Orient. Regarder ces acteurs du théâtre Onusien, du roi Obama au prince Sarkozy, du tartufe Ban Ki Moon aux valets de l’Union Africaine, donne l’impression d’un grand spectacle où se déclame la rhétorique de la guerre démocratique, tragédie qui va se refermer sous les rideaux rouges écarlates, éclaboussés du sang, encore une fois du sang des Africains. Mais quelle importance ? Le sang d’un Africain a-t-il seulement la même valeur que celui d’un Européen ou celui d’un Américain ? Non, assurément non aux yeux du président Sarkozy avec la bénédiction coupable du président Obama, sous le dictat des groupes financiers qui font et défont les présidents occidentaux au gré de leurs intérêts, dans le meilleur des mondes démocratiques.


Analysons donc le procédé remarquable mis en place par cette coalition occidentale au service de la gouvernance mondiale (dont les organes sont déjà en place : Banque mondiale, FMI, ONU, OTAN, etc…) en commençant par la rhétorique verbale.

Grâce à leurs médias autocensurés qui répètent mécaniquement un vocabulaire défini par les agences de presse occidentales, les dirigeants occidentaux parviennent, par une savante manipulation des mots et des concepts, à travestir la réalité et les faits. Ainsi les terroristes pro-Ouattara qui égorgent à Abobo les Ivoiriens soupçonnés de soutenir le président Gbagbo sur la seule base de leur appartenance ethnique, sont devenus des rebelles, puis des insurgés, avant d’être des civils victimes des armes lourdes de Gbagbo sur les marchés d’Abobo, dont on voudrait nous faire croire que c’est une enclave démocratique menacée par les milices d’un dictateur sanguinaire. Ces mensonges, à force d’être martelés depuis des années, annihilent tout esprit critique, et permettent de se livrer aux crimes les plus abominables sur le continent africain sans troubler la quiétude du public occidental, au nom de la démocratie et de l’ingérence humanitaire. L’idéologie démocratique agitée par Sarkozy, Obama et consort vise avant tout à créer une atmosphère soporifique pour flatter et endormir la conscience des citoyens occidentaux, et diaboliser les rares voix discordantes.

Le concept de démocratie, considéré comme une valeur universelle grâce à l’article 21 de la Déclaration Universelle des droits de l’homme peut alors être imposé aux nations dont l’expression démocratique ne convient pas à l’ONU grâce à l’ingérence humanitaire. Le concept de démocratie instrumentalisé par un matraquage médiatique mensonger, est ainsi devenu la toile de fond des politiques impérialistes occidentales, comme une araignée tisse sa toile autour de ses victimes. Drapés dans leur « idéologie démocratique », arrivés démocratiquement au pouvoir après avoir démontré à leurs parrains de l’oligarchie financière leur capacité à mentir à leurs concitoyens, au point d’être élus sur leurs éternelles fausses promesses, ces présidents sont désormais à la conquête du pouvoir absolu sous l’égide de l’ONU.

Pour comprendre la façon dont ces dirigeants impérialistes occidentaux voient le monde et les hommes, il faut faire appel à des notions de sciences humaines. Les termes utilisés par ces dirigeants doivent être décryptés au regard des objectifs qu’ils poursuivent, à savoir obtenir le pouvoir absolu. Une attitude à l’évidence opposée à la notion de démocratie dans son acception classique. En fait, comme dans les mécanismes de retournement de la pulsion en son contraire, ils retournent le mot et le concept. Ceci est un procédé bien connu des Africains car il est utilisé dans la sorcellerie qui consiste à inverser l’ordre naturel des choses. Lorsque Mr Sarkozy, l’un des plus inspirés de ce groupe, parle de démocratie et de l’aspiration légitime des populations en Afrique (dans un premier temps) entendez surtout le contraire ! Pour ces hommes assoiffés de pouvoir, la démocratie dans on acception classique est complètement incompatible avec l’exercice du pouvoir tel qu’ils l’envisagent. La pseudo-démocratie qu’ils servent à l’ONU et dans les institutions nationales et internationales, relayés par les médias complaisants ou complices qui ont surtout besoin d’assurer leur gagne pain quotidien, leur sert de faire valoir pour mettre en œuvre une véritable machine de guerre contre les citoyens et la démocratie.

Ce qui se passe actuellement en Afrique qui, soudainement, serait saisie d’une fièvre démocratique, est à ce titre éloquent. Pour un œil averti, cela ressemble à tout sauf à des phénomènes spontanés, et obéit plutôt à une stratégie bien huilée de la « guerre révolutionnaire » à la française :

Diviser pour régner.

Une partie de la population du pays à attaquer est d’abord instrumentalisée sur la base d’anciens contentieux, et armée contre le régime à abattre. Cette population a pour vocation à devenir les « bons » civils insurgés que la communauté internationale devra protéger, à l’exclusion des « méchants » civils loyalistes qui seront rapidement qualifiés de milices.

C’est grâce à ce grossier stratagème que la France a obtenu l’autorisation de bombarder le président Libyen Kadhafi sans déclarer officiellement la guerre à la Libye, après avoir instrumentalisé l’opposition Cyrénaïque dont le monarque Idriss 1er avait été renversé par Mouammar Kadhafi en 1969. On notera que dans la rhétorique démocratique de Sarkozy et consorts, on ne parle pas de guerre mais d’établir une zone d’exclusion aérienne pour protéger les civils (les bons civils insurgés, ceux qui sont « légèrement » armés par ses soins et surtout légitimés par l’ONU) ce qui nécessite des « frappes ciblées » (le vocable « frappes chirurgicales » est décrié depuis la guerre d’Irak) contre des « objectifs militaires ».

En Côte d’Ivoire, la division du pays a été fomentée par Alassane Ouattara après son échec à prendre le pouvoir au décès d’Houphouët Boigny, auquel succéda Henri Konan Bédié. Avec la bénédiction de ses parrains occidentaux, Alassane Ouattara instrumentalisa alors le concept « d’ivoirité » de Bédié pour rallier à sa cause le Nord musulman et la population immigrée venue des pays voisins. la partition de la Côte d’Ivoire, entre le Nord globalement pro-Ouattara et le Sud globalement pro-Gbagbo, avec l’ONU et la Force Française Licorne pour assurer la division du pays en attendant l’épreuve des « élections démocratiques ». Ces élections gagnées par le président Gbagbo selon le Conseil Constitutionnel de Côte d’Ivoire, et gagnée par Ouattara selon la communauté internationale, ont abouti a une recrudescence de la violence sous l’égide de l’ONU et de la force Française Licorne, qui ont livrés clandestinement des armes aux « bons » civils rebelles pro-Ouattara, après avoir fait passer des armes en contrebande à de multiples reprises.

La victimisation des terroristes

Tandis que les montages les plus grossiers suffisent à victimiser les « civils » qui servent la cause du terrorisme pro-Ouattara à Abidjan, les crimes de ces terroristes sont occultés par les médias occidentaux. Pour que la légitime défense du pays attaqué soit illégitime aux yeux de l’ONU, il faut bien être parvenu à transformer les terroristes qui l’assaillent en civils qui s’insurgent.

Lorsque l’œuvre de désinformation est complète, un « grand » journal tel que Le Monde peut s’enthousiasmer des crimes d’un escadron de la mort appelé « commando invisible », puisque ces crimes profitent à la cause de Nicolas Sarkozy et consorts. Nous faisons donc bien face à une criminalité d’état perpétrée en toute impunité par les dirigeants des grandes nations, encouragée par les journalistes et les intellectuels, pour le contrôle et la maîtrise des matières premières et des sources d’approvisionnement énergétiques.

Entre le marteau et l’enclume

La stratégie de la rébellion permet de déstabiliser les régimes souverainistes au nom de la « démocratie », afin de livrer leurs ressources au pillage des prédateurs transnationaux au service d’un nouvel ordre mondial.

Les présidents victimes de ces velléités impérialistes sont d’abord mis à l’index et isolés grâce à une campagne de diabolisation orchestrée par les médias occidentaux. Les « civils » armés et endoctrinés peuvent alors passer à l’offensive dans la violence ce qui place les dirigeants africains dans une situation de double contrainte. Soit le dirigeant du pays attaqué se défend comme l’a fait le président Kadhafi, et est donc amené à combattre les fameux « civils », ce qui permet à l’ONU d’obtenir un mandat d’attaque du pouvoir récalcitrant. Soit ce dirigeant abandonne, livrant ses concitoyens à toutes sortes d’exactions, comme ce fut le cas pour les citoyens du nord de la Côte d’Ivoire victimes des « rebelles » depuis 2002, tandis que le président Gbagbo tentait de négocier une paix improbable en avalant toutes les couleuvres au nom de la paix, dont la plus grosse fût d’accepter le chef de guerre Guillaume Soro comme premier ministre.

La complicité de la valetaille

Les « dirigeants » arabes et africains semblèrent tirés de leur torpeur quand, au lendemain du 19 Mars 2011, ils réalisèrent que la zone d’exclusion aérienne signifie bel et bien une déclaration de guerre en voyant les bombes de la croisade occidentale s’abattre sur la Libye. On entend bien quelques protestations ici et là, mais bien trop tard, le mal est déjà fait, et Sarkozy et Obama n’ont cure de ces jérémiades africaines. Ils ont obtenu la résolution 1973 et entendent bien aller jusqu’au bout de leurs objectifs.

Pour assurer leur place à une table afin d’y grappiller quelques miettes, les valets de l’Union Africaine, au premier rang desquels Jonathan Goodluck, le président par intérim du Nigéria qui tente de se faire enfin élire, combattent pour la « démocratie » aux côtés de Sarkozy à l’ONU. Ainsi Jonathan Goodluck  et Nicolas Sarkozy concoctent-ils une résolution afin « d’exclure les armes lourdes d’Abidjan », puisque depuis les élections de Novembre 2010, le président Gbagbo est résolu à défendre envers et contre tous la souveraineté de la Côte d’Ivoire et l’intégrité du territoire national.

Avec la complicité de la CEDEAO et de l’UA, Sarkozy exige que les Forces de Défense et de Sécurité de Côte d’Ivoire se laissent massacrer sans répliquer et qu’elles renoncent à défendre la population. Pour y parvenir, il compte bien jouer l’amalgame avec la Libye.

La tactique de l’amalgame

S’il convient de diviser ceux sur lesquels on veut régner dans le sang, il est pratique d’amalgamer différentes situations dans les consciences qu’on souhaite anesthésier. Ainsi a-t-on amalgamé la légitime révolte Tunisienne à l’étonnant soulèvement Égyptien, puis au coup d’état Libyen, et il faudrait dans un même élan faire gober aux Français l’installation du gouverneur Ouattara à la présidence de la république Ivoirienne, par tous les moyens. Les « soifs de démocratie » s’amalgament comme autant de lieux communs, après l’amalgame si pratique de « tous les despotes africains corrompus ».

Loin d’éclairer les consciences de leurs clients, les médias occidentaux s’ingénient à endoctriner la population à grands coups de simplifications outrancières. « Puisqu’on est intervenu en Libye, pourquoi n’intervient-on pas en Cote d’Ivoire ? » entend-t-on ici et là. Les reportages sur la Libye et sur la Côte d’Ivoire sont systématiquement juxtaposés. [...]"

Lire l'article en entier sur Crise ivoirienne.

dimanche 27 mars 2011

Pendant que Paris/Onu/Golf/Washington/etc. s'engoncent dans les basses manœuvres, Abidjan montre clairement qui a été élu


Lire ici.

Et aussi (à propos des manœuvres Paris/Onu/Golf/Washington/etc.) : Côte d'ivoire : Interdire les armes lourdes ?? "OUI" !!! Mais aux 2 parties!!!

Cela sachant que lorsque Sarkozy ment que les Fds tuent, alors qu'elles protègent ceux que ses terroristes chéris massacrent, brûlent vifs, violent, égorgent (et il est repris niaisement par les médias - comme à l’instant au journal de France3 donnant la parole à l'un de ces terroristes qui se fait, pour l’occasion, pleurnichard !) - non seulement Sarkozy et ses médias sont indécents, mais ils sont aussi méchants, puisqu’ils encouragent les tueurs à continuer et à en rajouter, leur garantissant l'impunité qui consiste à attribuer leurs crimes aux victimes. La responsabilité de Sarkozy et de ses perroquets sera lourde devant l'histoire qui en gardera l'image d'un protecteur et d'un soutien des assassins !

samedi 26 mars 2011

Les crimes et exactions que l’ONUCI ne voit pas

Sur Résistances Côte d'Ivoire.


Des crimes occultés oubliés par la "communauté internationale" et ses médias, ou attribués aux victimes !... Ce qui non seulement offre l'impunité aux terroristes du Golf mais les encourage à multiplier les exactions : c'est tout bénéf pour le Golf...

vendredi 25 mars 2011

Sarkozy exige que les FDS se laissent massacrer sans répliquer et qu'elles renoncent à défendre la population !

Voilà des mois que les rebelles du Golf (que Sarkozy appelle "civils") manifestent "pacifiquement" en usant (appuyés par Licorne et Onuci) de la kalach, du lance-roquettes et en brûlant vifs civils et FDS, des mois durant lesquels les FDS leur tiennent tête et leur infligent des revers cuisants.

C'est ce que Sarkozy semble ne pas supporter ! Il faut donc que les FDS n'aient pas d'armes, pour se laisser massacrer et laisser massacrer les populations qu'elles défendent ; il faut que soit assurée la plus totale impunité aux rebelles, mercenaires, etc. (du moment que c'est en faveur de l'Alexandre du Golf !)...



La propagande en faveur du massacre :

"La France veut interdire les armes lourdes à Abidjan

La France souhaite que le Conseil de sécurité de l'Onu interdise le recours à des armes lourdes contre des civils par les forces loyales au président sortant Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire, a déclaré vendredi Nicolas Sarkozy.
"A Abidjan, les forces de M. Gbagbo tirent à l'arme lourde sur des populations civiles innocentes, on tire au mortier sur des marchés, c'est un scandale", a déclaré le président français à la presse en marge du conseil européen de Bruxelles.
"Mais il y a une force des Nations unies et la résolution sur proposition française sera de demander à cette force des Nations unies d'interdire au moins les armes lourdes à Abidjan, au moins ça", a-t-il ajouté.
Le Conseil de sécurité se réunit vendredi pour examiner la situation en Côte d'Ivoire et réfléchir à de nouvelles sanctions contre Laurent Gbagbo, qui refuse de céder le pouvoir au président reconnu par les Nations unies, Alassane Ouattara.
Les dirigeants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) vont demander à l'Onu de donner aux casques bleus en Côte d'Ivoire un mandat pour une intervention militaire "en dernier recours", a-t-on appris jeudi en marge d'un sommet de l'organisation régionale.
"(La Cedeao) demande au Conseil de sécurité de l'Onu de renforcer le mandat de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) pour permettre à cette mission d'user de tous les moyens nécessaires pour protéger les vies et les biens ainsi que pour faciliter le transfert immédiat des pouvoirs à M. Alassane Ouattara", précise un communiqué."

jeudi 24 mars 2011

Bataille d’Abidjan : Comment masquer une défaite militaire par une guerre de la rumeur


In Le Nouveau Courrier N°234 du 24 Mars 2011 par Philippe Brou

Faute de pouvoir continuer de se battre sur le terrain en raison de revers évidents, la coalition rebelle paralyse Abidjan et fait fuir les populations en les matraquant d’informations « adocalyptiques » dont l’objectif est de maintenir les effets de la guerre totale malgré une accalmie relative.

Depuis le début du week-end dernier, le district d’Abidjan est pris d’un vent de panique inédit. A Yopougon, à Cocody, à Koumassi, des familles prennent leur baluchon et s’en vont soit dans leurs villages d’origine, soit à l’étranger. Pourquoi ? A cause de la rumeur et de l’intox qui bat son plein plus que jamais. « Bédié a dit sur TCI que les Baoulés doivent quitter Abidjan parce que la ville sera bombardée », affirment les uns. « L’assaut final, c’est demain ou après-demain », poursuivent les autres. « L’autoroute du Nord est attaquée, Yopougon est bloqué », pouvait-on lire il y a quelques jours sur les réseaux sociaux, qui remplacent les SMS dans leur rôle d’accélérateur de rumeurs.

En réalité, les Ivoiriens doivent apprendre à décrypter les différents épisodes des batailles qu’ils subissent ces derniers mois. Les périodes d’intensification des rumeurs correspondent souvent aux lendemains de revers militaires pour la rébellion. Ainsi, la semaine dernière, les stratèges de l’insurrection prévoyaient de prendre au moins le Palais présidentiel du Plateau afin de montrer leur force. Ils envisageaient prendre le contrôle d’une partie de la commune de Yopougon et semer le chaos dans l’autre partie. Ils espéraient mettre Adjamé dans leur escarcelle, ainsi que Koumassi, et donner une impression de recul signification des FDS dans le district d’Abidjan. Ils ont lamentablement échoué. Une partie de leurs caches d’armes ont été détruites, les combattants se sont dispersés et ont été, pour certains, neutralisés, y compris par les civils dans les différents quartiers qu’ils avaient infiltrés.

Depuis mercredi ou jeudi, la « nébuleuse » sait que l’offensive a échoué et qu’elle a besoin de temps pour se réorganiser. Face à la vigilance des patriotes contre l’ONUCI, elle tente d’obtenir une résolution des Nations unies donnant le « droit » aux Casques bleus de s’installer au cœur de Yopougon et d’Abobo pour soutenir les rebelles et les aider à mater la Résistance ivoirienne. Pour ne pas que son repli apparaisse au grand jour et qu’une forme de normalité s’installe – c’est la pire menace « psychologique » pour elle –, la « nébuleuse » s’est mise à lancer des rumeurs dont la précision ébranle même les moins naïfs.

L’objectif est de désorganiser profondément l’Etat et d’entretenir la psychose avant la fin du processus qui devrait remettre l’ONUCI en selle comme force belligérante « officielle » [...]

Lire la suite sur Le Nouveau Courrier...

mardi 22 mars 2011

La réalité qui fait peur au Golf/Onuci/Licorne/Sarkozy/Obama/BanKiMoon

C'est contre le peuple de Côte d'Ivoire qu'ils font la guerre...


C'est pour "libérer la Côte d`Ivoire de ces bandits" que des milliers de jeunes partisans du président ivoirien Laurent Gbagbo cherchaient lundi à s`enrôler dans l`armée - Photo prise a Abidjan le lundi 21 mars 2011.

lundi 21 mars 2011

Parmi les aspects "humanitaires" des interventions de la "communauté internationale" : priver de soins les Ivoiriens

"Crise ivoirienne : « Les embargos imposés à la Côte d’Ivoire sont inhumains » (Bishop méthodiste)

ABIDJAN – Son éminence Benjamin Boni, Bishop de l’Église méthodiste unie – Côte d’Ivoire ( congrégation protestante qui regroupe entre 800 000 et 1 million de membres), s’est élevé dimanche contre les sanctions et en particulier contre les embargos imposés à ce pays par l’Union Européenne (UE).


Saisissant l’occasion d’un moment de prière organisé par les femmes de sa congrégation, le premier responsable national de cette communauté chrétienne a rappelé que « nul n’a le droit d’ôter la vie à quiconque » avant d’ajouter que « les embargos imposés à la Côte d’Ivoire (par l’Union européenne) sont inhumains ».

Plusieurs organisations et personnalités ont condamné ces sanctions qui ont des conséquences sociales graves.

Médecins Sans Frontières (MSF) avait accusé « la communauté internationale (…) des ruptures d’approvisionnement en médicaments et matériel médical ».

La ministre de la Santé Publique, Christine Adjobi, a dénombré le 7 mars, « 24 décès » pour la période de janvier à février chez les personnes dialysées consécutivement à la décision de l’Union Européenne d’infliger à la Côte d’Ivoire un embargo sur les bateaux à destination de ce pays y compris ceux transportant des médicaments.

Les étudiants du SYNESS (Syndicat National des Etudiants en Science de la Santé de Côte d’Ivoire) ont organisé, le 24 février, une marche sur le siège de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) à Abidjan suivie d’un sit-in devant l’édifice. Ils se sont insurgés contre cette mesure « arbitraire » qui prive les malades de médicaments." [...]

Lire la suite et l'article en entier sur DirectScoop.net...

Et pour rappel aux politiques français tous tragiquement silencieux, on peut utiliser les urnes des cantonales.

samedi 19 mars 2011

Lu sur "Résistance Côte d'Ivoire"

Résistance par le travail et la solidarité : le cas des Ivoiriens et du gouvernement Aké N’Gbo

ICI

mercredi 16 mars 2011

Laurent Gbagbo dans le tourbillon du Golfe de Guinée - le film qui fait paniquer Sarkozy et Choï

A la demande de Nicolas Sarkozy, Canal+ Afrique vient de signifier par fax au CNCA qu’elle met fin à la reprise du signal de la châine publique RTI dans son bouquet.

Cette décision intervient 72h après la diffusion du documentaire “Gbagbo dans le tourbillon du Golfe de Guinée” qui épingle, à juste titre, la France et les Etats-Unis, véritables instigateurs du complot contre le président Laurent Gbagbo.





"'Gbagbo dans le tourbillon du Golfe de Guinée' : Le film-documentaire dérange Choi et Sarkozy"

Source : Notre Voie :

"A peine la deuxième partie du film documentaire « Gbagbo dans le tourbillon du Golfe de Guinée » passée sur les antennes de la télévision ivoirienne (RTI) que déjà, Nicolas Sarkozy et Young J. Choï sont dans la tourmente. Selon un diplomate onusien, dimanche, le représentant de Ban Ki-moon en Côte d'Ivoire a appelé un peu partout ses collaborateurs pour faire le point des informations de première main publiées par ce film.

Hier, au cours de la réunion qu'il a tenue avec le personnel, il n'a pas manqué de revenir sur ce qu'il a dit la veille, notamment au personnel local (les Ivoiriens) qu'il a accusé d'être à la base de l'importante fuite. Fou de rage, il lance à ses collaborateurs : «It is an inside information. I cannot accept it !». Traduction littérale : "C'est une information maison. Je ne peux pas l'accepter". Puis, se tournant vers le Chief-commander, le général bengladeshi Afyz, il se met à le savonner, l'accusant d'être une taupe au sein de l'ONUCI. Acculé et poussé dans son dernier retranchement, le général Afyz rend sur-le-champ sa démission. Choï, dans sa colère-panique, le remplace par un autre général, celui-là togolais. Hier, à l'ONUCI, c'était un branle-bas total, Choï le patron des lieux se sentant découvert dans sa tentative d'opposer les Ivoiriens les uns contre les autres.

Dans le même temps, à Paris, Nicolas Sarkozy est lui aussi dans le tourbillon provoqué par le film-documentaire. Selon une source proche du Quai d'Orsay, le président français a demandé que Canal Horizon coupe le signal de la RTI sur son bouquet pour que les émissions diffusées par la télévision ivoirienne ne soient plus vues dans l'Hexagone.

On le voit, Sarkozy et Choï ont été touchés là où ils dominent jusque-là : le domaine de la communication. Le combat qu'ils mènent contre la Côte d'Ivoire s'étant déplacé sur leur propre terrain, ils ont du mal à contrôler leur passion et donnent des coups dans tous les sens.

AVS"

Voir aussi In Le Nouveau Courrier N°227 du 16 Mars 2011 : "Suspension de la Rti du bouquet de Canal+ : Sarkozy a honte de découvrir son visage hideux"

mardi 15 mars 2011

Les escadrons de la mort pro-Ouattara tuent impunément, dans le silence des "grands médias"

ABIDJAN : Des rebelles pro- Ouattara, armés ont tiré mardi après-midi sur des jeunes civils ivoiriens tenant un check point (point de contrôle civil) tuant au moins 4 personnes au quartier 2 plateaux derrière Sococé, a constaté un journaliste de DirectScoop. Une cinquième victime grièvement blessée à été conduite à l’hôpital.

Les rebelles pro- Ouattara sont arrivés sur les lieux en tenue civile, à bord d’un taxi et armés de Kalachnikovs. Dès l’immobilisation du véhicule, ils ont ouvert le feu sur les personnes tenant le poste de contrôle, puis, après avoir tirés plusieurs coups de feu en l’air pour dissuader toute riposte, sont remontés dans leur véhicule pour quitter les lieux. Un témoin indique que « ce matin les jeunes qui tenaient le barrage avaient arrêté un rebelle pro-Ouattara qu’ils ont conduit à la police. Peut-être que les rebelles ont fait çà pour se venger ».


Le drame s’est produit à un poste de contrôle civil des II plateaux où, samedi, un véhicule de l’Onuci qui tentait de forcer le barrage avait été incendié par des populations hostiles.

La situation sécuritaire s’est dégradée à Abidjan depuis que des combats violents opposent les Forces de défense et de sécurité aux rebelles pro-Ouattara principalement à Abobo et dans différentes communes de la capitale économique. Plusieurs responsables du camp Ouattara, le chef rebelle Soro Guillaume en tête, avaient auparavant réitéré à maintes reprises, leur volonté de reprendre la guerre, révélant qu’ils étaient «lourdement armés». Suite ici.

C'est ce qu'il est interdit de dire dans les blogs de nouvelobs.com.


Voir aussi :

Attaques militaires sur tous les fronts : La main de Goodluck, Wade et Compaoré

In Le Nouveau Courrier N°226 du 15 Mars 2011 par Emmanuel Akani

Les va-t-en guerre de la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ont repris la main dans le dossier ivoirien. Aidés de la France de Nicolas Sarkozy, ils veulent agir vite. Les indices de leur implication dans les violences qui secouent le pays depuis quelque temps sont très perceptibles. L'article ici.

Ce qui n’empêche pas que les Fds tiennent ferme. Même l'AFP est obligée de le reconnaître.

Quand "Le Monde" applaudit un escadron de la mort

Tous se souviennent qu'en 2003 Le Monde avait été un des principaux propagateurs de la calomnie sur l'"escadron de la mort de Gbagbo" - bonne nouvelle affichée sur six colonnes à la Une alors que Gbagbo triomphait au plan populaire à Abidjan après la tentative de coup d'Etat de Marcoussis.

Seul appui de cette propagande du Monde et des médias français : un cadavre (d'un homme médiatique, Camara H.) sur le terre-plein central d'une voie rapide, passé en boucle sur les télés françaises pour saper la popularité de Gbagbo, sans que personne ne se demande : à qui profite le crime ?

La légende propagée par le Monde sur ce fameux escadron, tout le monde la connait, au point qu'elle continue de servir. Tout le monde croit savoir que c'est avéré. Mais personne ne sait qu'en fait il s'agit d'une pure calomnie pour laquelle Le Monde a été condamné par la justice française aux dommages et intérêts en faveur de Gbagbo et de son épouse.


Et voilà que Le Monde d'aujourd'hui franchit une nouvelle étape : entonner la louange de l'escadron de la mort pro-Ouattara qui sème la terreur et la mort à Abidjan, en un article enthousiaste intitulé : "En Côte d'Ivoire, la peur change de camp" - affublé de l'appellation élégante de "commando invisible"... Façon de propagande de guerre explicite en faveur de la rébellion du Golf.

Véritable escadron de la mort cette fois, surarmé avec l'aide de l'Onuci, qui, non content de cela, le véhicule aux quatre coins d'Abidjan pour qu'il puisse accomplir son oeuvre de mort, et dont les crimes sont attribués... aux victimes !

Non content de les véhiculer et de les armer, les assaillants, aidés pour ne pas dire composés de mercenaires du sous-continent, ont le soutien militaire actif de l'Onuci et de son alliée Licorne ; ainsi que des médias français qui les appellent désormais invariablement "insurgés" - tandis que les mêmes médias passent totalement sous silence la véritable insurrection populaire, celle qui est en passe de renverser le dictateur du Burkina Faso, accessoirement soutien actif des assaillants en Côte d’Ivoire.


Depuis 2003, Le Monde a donc progressé : après la dénonciation d'un escadron de la mort fictif, le grand quotidien en est au soutien et à la célébration d'un escadron de la mort réel, mais appartenant au camp du Golf / Onuci / "communauté internationale" sarko-obamienne...

lundi 14 mars 2011

Les "médias internationaux" et le parler "novlangue"

"Le novlangue (Newspeak en anglais) est la langue officielle d’Océania, inventée par George Orwell pour son roman 1984 (publié en 1949). C'est une simplification lexicale et syntaxique de la langue destinée à rendre impossible [...] toute formulation de critique (et même la seule « idée » de critique). Le novlangue [...] doit favoriser la parole officielle et empêcher l'expression de pensées hétérodoxes ou critiques. En 1984, l’usage du novlangue n’était pas encore très répandu et il n’était alors maîtrisé à l’oral et à l’écrit que par des spécialistes ; mais il est destiné à remplacer totalement le Oldspeak (ou anglais standard), un objectif fixé pour les années 2050."


L'AFP et les médias français sont en bon chemin, qui choisissent désormais systématiquement le terme "insurgés" pour désigner les bandes surarmées appuyées par Licorne et l'Onuci pour déstabiliser la Côte d’Ivoire républicaine et souveraine.

Et évidemment on nous fournit les "preuves" que c'est le bon vocable. France Culture dans ses journaux du matin de nous servir aujourd'hui  - comme une de ces preuves - une manifestation ivoirienne issue d'un parfait mimétisme sarkozien en soutien à Kadhafi (les ennemis de mes ennemis...) - où le terme "insurgés" est de même invariablement employé à l'appui de la politique sarkozienne.

Et d'insiter sur l'idée qu'on appellerait à tort les rebelles "rebelles" puisqu'ils soutiennent le "seul président légitime, Ouattara" (CQFD) !!! - tandis qu'ils "gagnent du terrain à l'Ouest" à mains nues ou presque ("gain de terrain" qui est loin d'être avéré, non plus qu'à Abobo, mais il faut ce qu'il faut : France culture est en propagande de guerre).

Et, bouquet final, l'interview d'un rebelle par "notre envoyé spécial, Hervé Toutain", qui sert la soupe audit rebelle d'une façon éhontée : "vos [rares] armes vous les avez prises aux Fds n'est-ce pas ?" (en substance). Et le rebelle de se précipiter sur la suggestion : "oui oui, quand nous faisons fuir les Fds, ils abandonnent leurs armes".

Voilà donc des "insurgés" "à mains nues", qui, "à mains nues" font fuir des Fds surarmés et leur prennent leurs armes. C'est comme ça sans doute qu'il faut expliquer les coups d'Etat à répétition dont celui (raté) de 2002. Exit le soupçon que pourrait concevoir l'auditeur, se demandant d'où viennent les lance-roquettes, les 4x4 suréquipés de matériel militaire sophistiqué. Exit les questions sur le soutien évident de l'Onuci lors que la manifestation pacifique à l'arme lourde du 16.12.10. Exit les questions sur les 30 conteneurs d'armes estampillés Onu en provenance du Tchad et à destination de la Côte d'Ivoire saisis la semaine dernière au Cameroun. Etc., etc.

Exit de même les questions sur l'attaque à l'arme lourde, ce matin, du village du chef d'Etat major des armées, le Gal Mangou, tandis que Licorne et l'Onuci, en appui comme d'habitude, bloquent les voies d'accès pour que leurs "insurgés" "à mains nues", mais aux lance-roquettes quand même, puissent en toute quiétude mettre en péril la vie du chef de l'armée de la République souveraine de Côte d'Ivoire...

*

Autre aspect de 1984 : la correction permanente de l'histoire :


Hautetfort a censuré le blog que j'ai chez eux à la demande de l'AFP :

"Votre blog a fait l'objet d'une plainte de l'AFP concernant des articles que vous avez publiés sans en avoir l'autorisation et listés ci-dessous. Ces articles ont été retirés de la publication et sont à présent en mode brouillon. Vous ne devez pas remettre en ligne ces contenus faute de quoi nous serons amenés à fermer l'accès à votre blog, conformément aux CGU. Articles retirés : http://unevingtaine.hautetfort.com/archive/2007/06/04/affaire-bombardement-de-bouake-la-france-a-la-recherche-de.html"

J'ai quand même signalé à Hautetfort mon très grand étonnement : l'article en question (de 2007 !) n'est pas repris de l'AFP mais du journal ivoirien Le Temps, avec une brève citation de l'AFP avec mention de sa source - ce qui a dû induire l'AFP en erreur (jusqu'à imaginer que l'article du Temps était de l'AFP !!! ).

Il en ressort tout de même que l'AFP ne souhaite pas que ce qu'elle publiait il y a trois ans puisse être retrouvé" aujourd'hui ! C'est que depuis, l'AFP a corrigé l’histoire...

Laurent Gbagbo dans le tourbillon du Golfe de Guinée

par O. Cetaril

Un autre regard sur les enjeux de la crise ivoirienne

Introduction de O. Cetaril

Même si la production africaine du pétrole a augmenté au cours des 20 dernières années : 3,5 fois contre 1,6 fois au niveau mondial. Les gisements demeurent toujours sous exploités et il reste encore des réserves à découvrir. L’Afrique dispose globalement d’un potentiel de ressources naturelles encore inexploitées : diamant, or, uranium, bauxite, cuivre, cobalt, coltane et gaz. Il faut aussi et surtout compter avec le Golfe de Guinée qui se présente aujourd’hui comme le centre d’intérêts des pays à la recherche de la sécurité énergétique dont font partie la France et les Etats-Unis. Le Golfe de Guinée dispose d’un des plus grands gisements sous-marins de pétrole connus au monde. Avec 24 milliards de barils de réserve de pétrole, cette partie du continent qui est la synthèse de l’Afrique centrale et de l’Afrique occidentale est de loin la première région pétrolière africaine avec des pays comme le Nigéria, l’Angola et la Guinée équatoriale qui figurent au peloton de tête des pays producteurs du pétrole du continent. Avec une production de 4,5 milliards de barils par jour, le Golfe de Guinée est devenu une région des plus prometteuses renfermant du pétrole brut de qualité facile à raffiner. La force attractivité de cette région suscite des convoitises de plus en plus grandes de la part des consommateurs : les Européens qui ont une influence traditionnelle, les Américains qui entendent se positionner solidement et durablement, sans oublier les Chinois qui sont en embuscade. Ces gisements Off Shore présentant alors l’avantage d’être protégés des conflits armés de la région, garantissent une production relativement constante et sûre des exportations plus faciles vers l’Europe et les Etats-Unis. Le Golf de Guinée émerge aujourd’hui comme un nouveau centre de gravité énergétique et devient désormais le théâtre d’influence mutuelle entre la France et les Etats-Unis.







Le film en entier (1ère et 2e partie) ICI.


Analyse d’Antoine Glazer, journaliste-écrivain français

L’enjeu du continent africain pour les Etats-Unis ne se résume pas seulement au pétrole. Ils ont effectivement une carte de l’Afrique concernant les oléoducs et quand c’est le pétrole, ils exploitent celui du Golfe de Guinée. Ils veulent augmenter les exportations de pétrole du continent africain de 15% à 25% pour être moins dépendants du Golfe persique. Ils s’intéressent celui en Côte d’Ivoire comme ailleurs, mais ils n’ont pas, en fait, de lien affectif avec l’Afrique en dehors de Roots, Racines, des Américains aux origines africaines. Regardez ce qu’ils font au sud du Tchad, ils y ont une base, celle de Doba, avec des gisements exploités par les Américains comme Exon. On n’en entend jamais parler. Quand vous prenez l’avion de Paris pour N’Djamena, vous avez de gros Texans avec leur chapeaux et cuisinier philippin. Quand ils arrivent, ils verrouillent toute la base, pompent le pétrole et le jour où il n’en y aura plus, ils vont boucher le trou et partir. On n’en entendra plus parler. Ce n’est pas seulement l’exploitation du pétrole qui intéresse les Américains en Afrique. Il y a surtout la lutte contre le terrorisme dans le Sahel. S’ils peuvent s’installer en Côte d’Ivoire, c’est plus facile pour eux, compte tenu des infrastructures qui s’y trouvent. Le plus important pour eux est de s’installer et de maîtriser cette zone du Sahel. C’est aussi la question du dernier poumon vert, la deuxième forêt pluviale dans le monde, l’ensemble des forêts du bassin du Congo, une fois qu’ils auront rasé l’Amazonie. Pour eux, c’est une question importante. Maintenant qu’ils considèrent que l’Afrique n’est plus un pré carré français puisque la France n’est plus gendarme de l’Afrique. Ils préparent la rivalité, pas seulement avec les Européens, mais avec la Chine également. Demain, le véritable enjeu du continent africain, ce ne sera pas la petite France qui sera devenue un pays musée avec les Nordistes, les Européens, les Néerlandais, les Anglais qui sont venus acheter des maisons en province parce qu’il est intéressant d’y vivre. Le véritable enjeu sera la guerre avec le Brésil, la Chine, les Etats-Unis sur un continent qui est le dernier continent où l’on trouve des richesses rares. Les pierres rares, on ne les trouvera qu’en Afrique qui est un continent inexploré.


Commentaire de Pierre Pean, journaliste-écrivain français

Avec la fin de la guerre froide, tous les intérêts ont pu s’exprimer secrètement mais librement. Pour des raisons politiques et économiques, ce que partageaient certaines puissances, depuis la période coloniale, était considéré par d’autres comme dépassé. Notamment, les Etats-Unis qui ont estimé que le pré carré était fini. Ce qu’ils essayent de montrer, ce sont les problèmes de rivalité entre les grandes puissances qui ne s’attaquaient pas pendant de nombreuses années après la deuxième guerre mondiale, à cause de la menace soviétique. A partir du moment où il n’y a plus de menace soviétique, les anciens et nouveaux amis s’affrontaient secrètement en Afrique. La marine américaine, avec un navire de guerre de 17 mille tonnes et ses 420 membres à bord,déclare officiellement pouvoir renforcer la sécurité dans la région affectée par la piraterie: le trafic de drogue et les attaques contre les installations pétrolières.
L’ambassadeur de France au Cameroun, Georges Serre, parlera d’une veille internationale contre un fléau qui gêne les activités normales de commerce et de production de richesses. Redoutant de plus en plus d’être bousculée dans son pré-carré par les Américains et les Chinois, la France décide de passer à l’offensive. Elle veut coûte que coûte réaffirmer sa présence dans ses
ex-colonies. Chacun y va de sa stratégie. Les pays du Golfe de Guinée, pour leur part, joueront essentiellement sur la concurrence américano-européenne pour l’accès aux ressources de l’Afrique. Ces Etats qui, comme la Côte d’Ivoire, partent de la bordure occidentale du continent africain au Cap de Bonne Espérance en passant par le détroit de Gibraltar, renforcent ainsi leur pouvoir de négociation face au maître, le colonisateur d’hier. L’idée du pré-carré connaît peu à peu l’essoufflement:


Autre intervention d’Antoine Glazer

«La France, en fait, quelque part, fait croire qu’elle a encore la manœuvre, la capacité d’appuyer sur telle et telle évolution démocratique en Afrique. Mais on voit bien, à mon avis, que c’est à l’heure où la France a eu les moyens réellement d’avoir ses relations paternalistes, ses relations de rapports de pouvoir avec l’Afrique. Je dis que l’Afrique se mondialise beaucoup plus vite que la France et on l'a vu, que ce soit la situation en Côte d’Ivoire, au Gabon ou ailleurs, très franchement, beaucoup d’Africains pensent que c’est la France qui décide de tout. Mais c’est alors souvent plutôt inversé. A mon avis, par exemple on l’a vu avec quelqu’un comme le Président gabonais Oumar Bongo, dans la première période. C’est vrai qu’il était installé par la France. Il n’y est pas d’ailleurs après la succession de Léon Mba mais en fait dans la deuxième période, on l’a vu, à mon avis, on n’était plus du tout dans la France-Afrique mais plutôt dans l’Afrique-France. Et c’était qui parfois surmentalisait, choisissait le ministre de la coopération, se disait il y a tel ou tel. Et, depuis, on a plutôt vu des personnalités françaises aux ordres de quelqu’un comme Oumar Bongo.
C’était totalement inversé. C’est la même chose en Côte d’Ivoire. Si la
France était aussi puissante en Côte d’Ivoire, en 2002, on ne serait vraiment pas dans la situation complètement burlesque de troupes françaises coupant le pays en deux. Ne choisissant pas vraiment ni l’un ni l’autre côté, ne soutenant pas complètement Laurent Gbagbo contre les rebelles du nord mais en même temps coupant le pays en deux, la France aurait dû à un moment donné… soit elle considérait que Laurent Gbagbo était légitime. En ce moment –là, elle lui donnait les moyens de se défendre contre la rébellion. Soit elle n’intervenait pas. Mais rester en disant il ne faut pas que les Ivoiriens s’entre- tuent et, venir, en tant que Forces impartiales entre les deux. La France a installé un état de fait. Ainsi elle montre à quel point elle perd finalement son savoir-faire, sa connaissance qu’elle avait de la Côte d’Ivoire qui était sa vitrine. Et on l’a vu au moment du coup d’Etat de 1999 contre le Président Henri Konan Bédié. On a vu à plusieurs reprises comment la France se trouve vraiment entre deux et ne veut pas vraiment choisir.
Mais, c’est aussi, très souvent, des bisbilles, des problèmes franco-français, entre l’Elysée, le Quai d’Orsay ou un certain nombre de réseaux. Et en fait, il n’y a pas après une période, pour critiquer dans le sens où finalement, c’était la priorité pour les Français. Et, quelque part, comme si c’était la guerre froide après une médiation de ce qui est réellement l’Afrique. Mais, en même temps, dans la période qui a suivi maintenant, on voit bien que c’est un peu chaotique. On ne voit pas de vision. On ne voit pas une France au devant des nouvelles générations d’Africains, qui est restée comme ça comme un gros bateau, en même temps fixée dans une France-Afrique comme de réseaux sans définir une véritable nouvelle politique, qui n’a pas su gérer ses relations avec de nouvelles personnalités comme Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire. Cela s’est suivi dans un certain nombre de pays où elle n’a pas su rester en même temps avec un certain nombre de dirigeants africains de l’ancienne période qu’elle a récoltés de la première période. Elle n’a pas su non plus laisser partout laisser la démocratie se faire en se retirant…”


Autre point de vue de Pierre Pean

“Les politiques et les médias font comme si nous étions encore un grand acteur en Afrique. La réalité me semble complètement différente. Je considère que la France n’a pas de politique lisible sur l’Afrique. On nous parle de rupture, le lendemain, les actes prouvent le contraire. On fait le discours de Dakar et après on essaie de montrer totalement l’inverse. On peut trouver des exemples pointus. Si l’on prend Areva, Total, Bouygues, Bolloré, on va trouver des exemples d’intérêts. Mais j’entends par intérêt global comme c’était encore le cas dans les années 1950 et 1970. Dans les premières décennies d’après les indépendances, on remarque que les Français n’ont pas encore trouvé l’équilibre dans leurs rapports avec l’Afrique, les Africains, les peuples africains. On voit bien qu’il y a tout le passé qui resurgit et que personne ne sait comment manier tout cela. Je pense au discours de Dakar et aux opposants à Ségolène Royal qui font le contre discours de la capitale sénégalaise. On voit bien qu’il n’y a plus aucune vision. Au contraire de la France, même s’il y a des dérives anciennes, il y a des rapports incestueux qui datent de depuis les indépendances. Mais globalement, je pense qu’il n’y a plus de politique africaine de la France ni de vision, ce que je trouve dramatique. Les mots ne suffisent pas. On a parlé de rupture, il n’en est rien, c’est plutôt une absence de vision. Les Etats-Unis misent sur la sécurisation militaire avec Africom, nouveau commandement de l’Afrique comme cheval de Troie. La Chine troque les infrastructures contre une priorité à l’exportation. La France compte sur des liens traditionnels qui semblent sûrement lui échapper avec en tête la Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo qui, inlassablement, montre de l’intransigeance quant à son refus de s’inscrire sans discernement dans la dynamique de la Françafrique. La lutte pour le pouvoir en cours en Côte d’Ivoire a des répercussions en R.D. Congo où une élection présidentielle est prévue en novembre prochain. Le ministère de l’Information et porte-parole du gouvernement, Lambert Mendé Ovalanga, a déclaré qu’il était envisagé de proposer une modification de la Constitution afin de remplacer le scrutin présidentiel à deux tours par une élection à un tour seulement. Cette réflexion était en cours pour des raisons budgétaires, entre autres, mais ces événements de Côte d’Ivoire pourraient précipiter la décision.
«Nous avons frôlé le pire en 2006», assure le ministre. Et «nous voulons aujourd’hui à tout prix éviter tout risque de dérives identitaires comme en Guinée, en Côte d’Ivoire ou au Kenya».


Des parallèles avec la Rdc

Cette décision confirme que la situation à Abidjan passionne les pays du Golfe de Guinée mais aussi l’opinion au Congo, qui établit quelques fois des parallèles entre l’histoire des deux pays. Au départ, dans les deux pays, au début des années 90, il y avait un dictateur vieillissant ami de l’Occident, et en particulier des anciennes puissances coloniales, la Belgique et la France. Mobutu comme Houphouët-Boigny apparaissaient également comme des relais régionaux. Intervenant ainsi comme des sages, des médiateurs, ou comme des bouttefeux. L’Angola qui est en passe de jouer un rôle de leader en Afrique, ne soutient pas l’idée d’une intervention militaire contre Laurent Gbagbo et n’a pas oublié comment les armes destinées à Savimbi ont transité par le Zaïre de l’époque, tandis que le leader de l’Unita était le bien venu à Abidjan.
«Il faut regarder de très près l’Angola, parce que c’est un pays qui devient incontournable sur une bonne partie de l’Afrique. C’est un acteur essentiel. Je me risque un peu à un pronostic. Tout ce qui s’est passé depuis 1990, en Afrique centrale, en Afrique des Grands lacs, au Zaïre…une partie de ce qui s’est passé ; la redéfinition des influences, le changement ; un gendarme pour le compte des Américains qui était Mobutu, et qui l’ont lâché. Ils ont essayé de lui substituer d’autres personnages, qui étaient Yoweri Museveni de l’Ouganda, et Paul Kagame, patron du Rwanda. Au fil du temps, Paul Kagame s’est imposé comme le principal personnage, c’est tellement vrai que l’Onu a estimé que ce sont des soldats rwandais qui pouvaient intervenir dans l’est du Soudan.
Il était devenu le personnage incontournable avec une fonction : ramener la paix dans la région. On s’aperçoit, 16 ans après, que la paix n’est pas revenue, surtout dans le grand Congo parce que ce qui préoccupe énormément, c’est ce qui va se passer. La Rdc est calme ou pas, cela a quand même beaucoup d’influence sur toute la région. On voit bien que Kagame n’est plus le personnage si merveilleux, si chevalier blanc, qu’il a été longtemps. Nous avons vu ce qui s’était passé lors des élections…lui qui était le monsieur idéal pose maintenant des problèmes aux Américains. Il y aura des élections prochainement au Congo, et ce qui va se passer est quand même très important. La stabilité du Congo est essentielle, et donc on se rend compte que le rôle de Luanda est essentiel. Je pense que l’Angola a un rôle déjà important, mais il va sans doute devenir de plus en plus important à la fois pour la stabilité du centre, de l’Afrique des Grands lacs, et au moins le Golfe de Guinée. Il devient (Dos Santos) le personnage clef, et l’Angola, le pays clef de toute la région. C’est intéressant que Dos Santos soutienne Laurent Gbagbo, c’est quelque chose d’extraordinairement important, pour la lecture de ce qui va se passer, les prochaines semaines et les prochaines années».


Le jeu des intérêts des Occidentaux

Tout bascula avec le jeu des intérêts des Occidentaux, combiné avec l’exigence de démocratisation qui toucha l’Afrique. Dès 1990, Mobutu fut lâché par les Belges, suivis d’autres Européens et en 1993 les funérailles d’Houphouët furent aussi celles d’une France-Afrique. Les modalités de la succession furent différentes. En Côte ’Ivoire, le dauphin constitutionnel, Henri Konan Bédié, finalement élu en 1995, fit face au Premier ministre du vieux, Alassane Ouattara, qui, dès le décès du patriarche, avait montré son intention de lui succéder. Si Ouattara, venu des milieux financiers internationaux et formé aux Etats-Unis avait été chargé de mettre en œuvre des politiques d’austérité impopulaires, c’est aussi parce que beaucoup ne le considéraient pas comme un Ivoirien de souche, de la même manière que, quelques années plus tôt Léon Kendo Wa Dondo, Tutsi d’origine, avait été chargé de remettre de l’ordre dans les finances de Kinshasa.
En Côte d’Ivoire, Konan Bédié mène la campagne contre son rival Ouattara, en inventant le concept d’Ivoirité. Cette exclusive, au Congo, allait se traduire par celui de nationalité douteuse puis, lors des élections de 2006, par la congolité. Même si les modalités de la succession furent différentes dans les deux pays, la guerre, elle, allait être au rendez-vous.
A Kinshasa, alors que la France restait associée à Kendo Wa Dondo à la succession d’un Mobutu déclinant, les Américains s’étaient choisis un autre homme fort dans la région, sinon deux. Paul Kagamé et Yowéri Museveni. Ces deux nouveaux leaders entendaient diriger à distance l’immense Congo, ou le morceler avec l’assentiment de certains milieux américains. Dès que fut dissipée l’euphorie suscitée par la chute de Mobutu, tous les Occidentaux, Belges y compris, s’entendirent sur un point commun qui ressemble étrangement aux sentiments qu’inspirent aujourd’hui Laurent Gbagbo. La haine de la communauté internationale. Laurent Désiré Kabila initialement choisi comme simple porte-parole des rebelles, s’est auto proclamé Chef de l’Etat, entendait exercer ses prérogatives et encourager au développement auto centrique. La conclusion ne tarda pas : il n’était pas l’homme qu’il fallait. Le scénario de la deuxième guerre du Congo, lancé en 1998 au départ du Rwanda, inspirera, plus tard, celui de la Côte d’Ivoire. Des rebelles, entraînés dans des pays voisins, Rwanda, Ouganda, comme plus tard le Burkina Faso, dénoncent les discriminations exagérées dont un groupe ethnique est victime. Ils s’emparent d’une partie du territoire qu’ils occupent et envoient les ressources vers les pays frontaliers, le Rwanda et l’Ouganda, en l’occurrence. Les voisins de la Côte d’Ivoire feront de même. Le Ghana, le Burkina Faso bénéficient de l’exportation de matières premières venues de Côte d’Ivoire à savoir, le diamant, le cacao.
Au Congo, en 1998, la communauté internationale choisit de qualifier de guerre civile une agression venue de l’extérieur qui n’est pas soutenue par les populations de l’Est. Elle refuse de s’interposer et convoque une conférence de paix dont les dés seront pipés. A l’Ouzaka, en 1999, les rebelles congolais sont mis sur un pied avec les représentants pouvoir central. Ce qui permet de mettre en minorité l’indésirable Laurent Désiré Kabila. En outre, l’argument des droits de l’homme est habilement utilisé pour discréditer le vieux maquisard. Alors que l’ on sait aujourd’hui, grâce aux rapports de l’Onu, que les massacres de réfugiés hutu ont essentiellement été commis par des rebelles sous les ordres de l’armée rwandaise ou par les commandos de Kagamé lui-même, c’est à Kabila que l’on fait porter la responsabilité de ces tueries.
Alors qu’à Lusaka, ses émissaires ont cédé face aux pressions, Kabila se tourne vers la rue et des manifestants dénoncent la capitulation. Il faudra attendre 2002 pour que la roue tourne. Auparavant, le 16 janvier 2001, le cortège du Président avait été victime d’un assassinat dont les commanditaires sont toujours demeurés dans l’ombre.
En Côte d’Ivoire, après que le général Guéi s’est brièvement emparé du pouvoir, les élections ont lieu en 2000. Mais Alassane Ouattara, comme Henri Konan Bédié, sont empêchés de se présenter. Laurent Gbagbo, issu de l’opposition, l’emporte. Le général Guéi conteste le résultat du scrutin. Gbagbo recourt à ses militants qui descendent dans la rue. Il a même reconnu que les conditions de cette élection étaient calamiteuses et promis un gouvernement d’union nationale. La campagne de dénigrement est immédiate, les partisans de Gbagbo qui tiennent la rue sont accusés d’avoir commis un massacre de Dioula, musulmans du nord, à Yopougon, un quartier populaire d’Abidjan. Le Président élu est accusé d’avoir repris à son compte le terme de l’ivoirité inventé par Bédié. Des campagnes sont menées contre le cacao ivoirien, la première ressource du pays. Car des enfants, présentés comme des esclaves, sont employés dans les plantations du sud, au dire de l’opposition dirigée par Ouattara.


Des rebelles entraînés au Burkina Faso

En 2002, l’éclatement de la guerre ne surprend point ceux qui étaient passés par Ouagadougou. Les rebelles, des Ivoiriens du nord, mais aussi des combattants recrutés dans tous les pays sahéliens, s’étaient entraînés depuis des mois, au Burkina Faso, avec la bénédiction du Président Blaise Compaoré. La France accepte cependant de s’interposer pour, à première vue, empêcher la chute de la capitale. Le contingent de la force Licorne se déploie dans une zone de confiance qui coupe le pays en deux, afin, ensuite, de mettre dans une posture de belligérante avec la destruction des aéronefs de l’armée ivoirienne et des tueries massives devant l’Hôtel Ivoire à Abidjan, en représailles au bombardement du cantonnement français de Bouaké qui aurait fait neuf morts dont un Américain, au cours de l’opération «Dignité». Lorsqu’en 2003 la France, sous Jacques Chirac et Dominique Devillepin aux Affaires étrangères, convoque toutes les parties ivoiriennes dans un stade de rugby de Linas Marcoussis, la formule de Lusaka, déjà utilisée au Congo, est recyclée. Les rebelles sont placés sur un pied d’égalité avec les représentants du gouvernement et ces derniers se voient sommés d’accepter un gouvernement d’union dans lequel les représentants des Forces nouvelles occuperont des postes clefs : la défense et la sécurité. En outre, les deux armées seront fusionnées. Gbagbo, placé devant le fait accompli, tente de calmer les siens avec à leur tête, Charles Blé Goudé, le leader des jeunes patriotes. Les foules en colère envahissent les rues d’Abidjan. Au Congo, dès 2001, la négociation a repris avec Joseph Kabila, plus maniable que son père. Il a compris que (provisoirement en tout cas) mieux valait plier. En échange du départ des troupes étrangères et de la réunification du pays, les principaux groupes rebelles, le Mlc de Bemba et le Rcd de Ruberza, proches du Rwanda, sont intégrés au pouvoir de Kinshasa. Et ce n’est pas un hasard si le Rcd se voit confier la défense et la sécurité, si Jean Pierre Bemba a la main sur l’économie. De 2002 en 2006, Joseph Kabila rasure les Occidentaux par sa modération. Il fait promulguer un code minier extrêmement ouvert aux investissements étrangers, promet de privatiser les entreprises publiques et donne tous les gages que lui demande le Ciat (Comité d’accompagnement de la transition) composé d’ambassadeurs étrangers. Il est recomposé de sa modération, non seulement par le vote des électeurs (54%), mais aussi par le fait que son rival, Jean Pierre Bemba, se retrouve entre les mains de la Cour pénale internationale. En outre, l’accord de paix prévoit l’intégration des forces rebelles au sein de l’armée gouvernementale avec l’appui de la communauté internationale.


L’élection, un prétexte pour faire partir Gbagbo

Dans le nord de la Côte d’Ivoire, les rebelles des Forces nouvelles qui n’avaient pas été désarmés et qui avaient gardé leurs structures de commandement, ont été accusés d’intimider, de bastonner des électeurs, violer et tuer des manifestants de La majorité présidentielle. Ce qui permît au Conseil constitutionnel de mettre en cause la crédibilité du scrutin et d’annuler le vote dans plusieurs bureaux. Dès lors, débutera un scénario surréaliste dans ce pays de l’Afrique de l’ouest, autrefois havre de paix et de progrès. Le secret de la présidentielle ivoirienne laisse croire que l’élection était un prétexte pour faire partir du pouvoir l’indécrottable Laurent Gbagbo.
Les observateurs, tant Européens qu’Africains, envoyés sur le terrain, se contredisent. Outre plusieurs Ong d’Afrique, l’ex-Premier ministre du Togo, Joseph Koffigoh, dénoncera, en même temps que le Centre de commandement militaire intégré, des exactions de nature à entacher sérieusement la sincérité du scrutin dans le nord encore sous contrôle de la rébellion : «Au terme de la mission, les observateurs de l’Union africaine ont fait les constats suivants : la mission a relevé avec regret des actes de violences graves notamment des pertes en vies humaines, des atteintes à l’intégrité physique, des séquestrations, des intimidations, des tentatives d’enlèvements et de dégradations du matériel électoral.
Autant d’éléments qui devraient faire l’objet d’une appréciation minutieuse de la part des organes compétents afin de déterminer leur impact sur le scrutin. En outre, la mission déplore l’ouverture tardive de certains bureaux de vote, le manque de stickers de certains bureaux de vote, le climat relativement lourd aux alentours de certains lieux de vote. Enfin, la mission déplore la séquestration de deux de ses observateurs et remercie les agents de l’Onuci pour le dénouement heureux intervenu à temps». Les envoyés de l’Union européenne, eux, assurent le rôle contraire, après avoir préalablement reconnu des échauffourées mais qu’ils estimeront, par la suite, sans incidence majeure sur le scrutin. Paris se dit très préoccupé devant la cacophonie qui en découlera. Il manifestera même son inquiétude face à l’incapacité de la Commission électorale indépendante (Cei) à donner les résultats de l’élection alors que seulement 25 mn la séparait du délai d’expiration ce mercredi 1er décembre 2010 à minuit.
Pris au piège du mode opératoire de consolidation des résultats qui prescrit le consensus et confronté surtout, aux difficultés structurelles de la Commission composée d’une trentaine de membres de l’opposition contre seulement quatre de La majorité présidentielle (Lmp), Youssouf Bakayoko son président, avec un humour incompréhensible en cette période délicate, finira par concéder la forclusion : «On va remercier les Ivoiriens d’être aussi patients. Nous avons depuis la fin du scrutin entrepris de faire un travail de validation des résultats qui nous parviennent des différentes régions de Côte d’Ivoire et, bien entendu, des différents bureaux de vote et commissions locales. Ce travail se poursuit, nous ne l’avons pas encore achevé. Quand nous serons prêts, nous nous tournerons vers la télévision pour communiquer les résultats de nos délibérations à l’ensemble de la population. Je vais donc leur demander d’être patients et compréhensifs et de nous laisser le temps de travailler en toute sérénité. Il s’agit de problèmes d’une grande importance. Il n’est pas encore minuit et nous continuons de travailler.
Nous poursuivons notre travail. Cela signifie que nous n’avons communiqué, à l’heure où je vous parle, aucun résultat. Nous n’avons rien dit à qui que ce soit parce que nous n’avons pas achevé notre travail».
Mais avant, l’Elysée tentera le tout pour le tout demandant le même mercredi, à 23h45mn, à son ambassadeur à Abidjan, à la suite d’Alassane Ouattara, d’adresser un courrier au président de la Commission électorale. «M. le président, il nous revient, de façon récurrente, que le candidat de La majorité présidentielle vous a adressé une requête au fait d’invalidation dans certaines régions du nord et du centre de la Côte d’Ivoire. Or, au regard de la loi, il n’est pas de vos attributions d’invalider le scrutin, autrement nous vous aurions saisi en invalidation du scrutin dans les régions de l’Agnéby, du Haut-Sassandra, du Moyen-Comoé, du Fromager, de la Marahoué, des 18 Montagnes, du Moyen-Cavally, des Lagunes pour les motifs ci-après : empêchement de vote, violences et voies de fait sur nos représentants et militants, achat de conscience d’électeurs, séquestration de nos représentants, bourrage d’urnes, menaces de toutes sortes, atteinte à l’intégrité physique, destruction de biens et toutes sortes de violations graves des droits de l’homme. C’est pourquoi nous pensons que la Commission électorale indépendante doit s’atteler aux seules tâches qui sont les siennes à savoir, proclamer sans délai les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010. Nous nous permettons de rappeler que le délai de trois jours imparti à la Commission électorale indépendante expire ce jour avec, comme conséquence, le risque de voir la Cei dessaisie; ce qui serait un échec dans la conduite de votre mission. Nous vous prions de croire, M. le président, en l’assurance de nos considérations. Signé: Alassane Ouattara.»
Le jeudi 2 décembre, le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, sur instruction ferme de Sarkozy, appelle en téléconférence on représentant à Abidjan, le Coréen Choi et le président forclos de la Cei, Youssouf Bakayoko, à donner et certifier, surtout avant le Conseil constitutionnel, des résultats quelconques de la présidentielle ivoirienne. Pourvu que le vainqueur soit Alassane Ouattara comme l’exigent Paris et Washington. Susan Rice, alors présidente du Conseil de sécurité de l’Onu (Décembre 2010), membre du cabinet d’Obama, a été chargée de convaincre le Président américain dans ce sens, comme le lui a demandé aussi son amie personnelle, Mme Tounkara, ex-épouse d’Adama Tounkara, membre influent du Rdr, le parti d’Alassane Ouattara. La pression monte d’un cran entre Youssouf Bakayoko et Choi qui, redoutant un soulèvement populaire des partisans de Laurent Gbagbo, oppose un refus catégorique à cette entreprise périlleuse. Forclos, et alors qu’il avait déjà transmis le dossier électoral au Conseil constitutionnel tel que l’exige la loi électorale, Youssouf Bakayoko, accompagné par les ambassadeurs de France et des Etats-Unis, et assuré d’un asile à Paris se retrouva contre son gré à l’hôtel du Golf, quartier général de campagne de l’adversaire de Laurent Gbagbo. 24 heures plus tard, pour donner de façon lapidaire des résultats qu’il était forcé de reconnaître comme ceux du second tour de la présidentielle du 28 novembre 2010. Ces résultats repris en boucle par les médias français, conformément au plan de Paris, seront rejetés par le Conseil constitutionnel ivoirien à qui revient la charge légale de proclamer les résultats définitifs de l’élection présidentielle.
“Tatiana, vous êtes notre correspondante permanente en Côte d’Ivoire, on vous retrouve en direct depuis Abidjan. Racontez-nous le film de cette journée où l’on attendait les résultats pour mardi puis mercredi et finalement, c’est jeudi après-midi, tout à l’heure, que cette annonce a été faite, mais après une série de rebondissements”. (France 24)


Des résultats donnés au Qg de Ouattara par la Cei

«Effectivement, c’est à un scénario incroyable auquel nous avons assisté cet après-midi. Nous nous sommes rendue dans le quartier de la Riviera pour assister à une conférence de presse du Rhdp d’Alassane Ouattara. Dans un premier temps, cette conférence a été repoussée et alors que nous étions quelques journalistes, nous avons été invités dans la salle de presse. Youssouf Bakayoko, le président de la Cei, est arrivé sans préambule, escorté par deux militaires. Dans une brève élocution, il a détaillé les résultats de l’élection présidentielle en donnant Alassane Ouattara, candidat du Rhdp, gagnant du scrutin avec 54, 10 % des suffrages contre 45,9% pour Laurent Gbagbo. Cette annonce aurait dû logiquement se faire au siège de la Cei, c’est mais sans plus d’explications que les résultats nous ont été communiqués. Ce sont bien entendus des résultats provisoires que le Conseil constitutionnel devra valider dans les prochains jours». Vous parlez du Conseil constitutionnel, écoutons maintenant son président qui s’exprimait justement à propos de ces résultats.


Pr Yao N’Dré, président du Conseil constitutionnel

«C’est le Conseil constitutionnel qui est chargé de donner les résultats définitifs. Il va faire son travail et la lumière sera faite sur l’élection. On ne peut pas éternellement rester dans les blocages. La Cei a été incapable de donner les résultats provisoires. C’est pourquoi, nous en appelons à la sérénité de tous pour que le Conseil fasse son travail dans le calme et la tranquilité». Alors la sérénité, toute la communauté internationale évoque cela d’ailleurs, le Conseil de sécurité de l’Onu en a parlé, la Cour pénale internationale s’en est mêlée également. Mais concrètement, quand on entend le président du Conseil constitutionnel dire que ces résultats sont encore en pointillé d’une certaine manière, qu’est-ce que cela veut dire Tatiana?
«Justement, après l’expiration hier du délai fixé à la Cei pour proclamer les résultats provisoires, le dossier était désormais naturellement entre les mains du Conseil constitutionnel. Ce qui est explicite dans le code électoral. Mais il faut préciser qu’avant cette annonce des résultats par le président de la Cei, le Conseil constitutionnel avait déclaré avoir été déjà suivi par la Cei».


Le “crime” de Gbagbo

Devant la taille de l’enjeu, qui se résume au départ de Gbagbo du pouvoir, car résolu, estime Nicolas Sarkozy, à se tourner vers des partenaires inhabituels, en l’occurrence la Russie et la Chine, les pouvoirs de Paris et des Etats-Unis vont prêcher chacun pour sa chapelle et jouer la carte de la fiction politique du lynchage médiatique. Comme l’exemple de ce jeune homme qu’auraient tué des patriotes selon des chaînes de télévision européennes. Et qui, contre toute attente, se relèvera quelques instants après une fois le scénario terminé, ignorant qu’il était filmé cette fois avec une autre caméra cachée, plus impartiale. Le président sortant est dépeint par la presse française comme un dictateur hors pair. Un mauvais perdant. Seul contre tous, Laurent Gbagbo appelle la communauté internationale à une enquête post-électorale avec en filigrane le recomptage des voix. Là aussi, l’Onu est seule à dénoncer, a priori, une injustice si les propositions de Gbagbo venaient à être prises en compte par l’Union africaine. Alors que des bulletins de vote au nord présentaient par endroits plus de votants que d’inscrits ou simplement zéro voix pour le président sortant dans plusieurs centaines de bureaux de vote où pourtant il était censé avoir des représentants. Ce sont au total des bourrages d’urnes que l’on subodore et de l’embrouille née de l’octroi sans raison apparente d’environ 600.000 voix à Alassane Ouattara qu’il faudra décrypter.
L’appel de Laurent Gbagbo est entendu par les Présidents angolais, José Eduardo Dos Santos, sud-africain Jacob Zuma et l’Ougandais Yoweri Museveni. L’Afrique s’en trouvera très fortement divisée et l’Union africaine humiliée.


Analyse de Pierre Pean, écrivain français

«J’ai été choqué par la prise de position urbi et orbi de la France dans cette affaire. La seule position est celle du retrait pour laisser les choses se faire. S’attaquer compte tenu du passé et des dix dernières années, de ce qu’on savait, des raisons de la crise ivoirienne.
C’est-à-dire, du rôle de Soro, des puissances étrangères. La seule politique que j’aurais admise, aurait été au minimum, le silence. Et laisser les pays africains régler leurs propres affaires. La situation que je n’ai pas suivie au jour le jour à l’époque est plus compliquée que celle que l’on peut entendre via les reporters ici et là. C’est une affaire qui concerne les Ivoiriens d’abord et les Africains ensuite. Ce n’est pas à la France d’intervenir. Critiquer violemment un recomptage des voix me semble maladroit, quand on veut vraiment mettre au pinacle comme valeur fondamentale la démocratie. Cela me semble un peu contradictoire de ne pas au moins accepter cette affaire de recomptage des voix. Cela ne me choquait pas du tout. S’il y a eu fraude, s’il y a un problème, autant recompter les voix. Si c’était la demande d’un camp, il fallait l’accepter».


Enjeu, le Golfe de Guinée

Blaise Compaoré, le Président burkinabé et ses homologues Abdoulaye Wade du Sénégal et Jonathan Goodluck du Nigeria se voient arracher le dossier ivoirien. Mais Paris n’a pas encore dit son dernier mot. Des sanctions économiques contre la Côte d’Ivoire se multiplient pour pousser les populations à la rue contre Gbagbo. Sait-il seulement, le Président ivoirien, qu’il est pris au piège de la bataille américano-française pour le contrôle du Golfe de Guinée?
La Côted’Ivoire demeure un pays essentiel avec son port, le deuxième d’Afrique après celui de Durban, en Afrique du Sud. Sa position médiane sur la côte atlantique et ses infrastructures économiques inégalées en Afrique de l’ouest. Toute chose qui devrait permettre des exportations rapides vers l’Europe et l’Amérique au départ du Golfe de Guinée. Si les Congolais craignent que le scénario ivoirien ne se produise chez eux en 2011, c’est aussi parce que Joseph Kabila, en plus de la reconstruction des infrastructures, a aussi ouvert le jeu. Passé d’importants accords avec les Chinois et diversifié les partenaires. Le Fmi lui refusera même un prêt, lui reprochant ses transactions avec la Chine. Les termes des attaques reposant sur des faits réels, sur un incontestable durcissement de régime se dessinent déjà. La corruption de l’entourage présidentiel, les violations des droits de l’homme. Quant à Laurent Gbagbo, s’il n’a pas réellement touché aux intérêts français, Total vient de se voir accorder un important champ pétrolier. Bouygues et Bolloré n’ont rien perdu. Il a lui aussi fait jouer des appels d’offre, invité de nouveaux acteurs économiques qui, à Paris, pourraient se rapprocher du Golfe de Guinée. Il est également reproché à Gbagbo d’avoir laissé s’implanter les Libanais.
La Francea ainsi vu disparaître son hégémonie d’autrefois de la même manière qu’au Congo, les Européens doivent désormais côtoyer de nouveaux partenaires. Derrière le maintien ou non de Gbagbo au pouvoir se joue le contrôle du Golfe de Guinée. Cet eldorado pétrolier que Français ou Américains en perte de vitesse dans le monde arabe et unis pour cette fois ne souhaitent pas voir passer en d’autres mains. A leurs yeux, Alassane Ouattara, ami personnel de Sarkozy, ancien directeur du Fmi, gestionnaire libéral, représente un interlocuteur beaucoup plus crédible que Gbagbo, le nationaliste.


Commentaire d’Antoine Glazer, journaliste-écrivain français

«La France a vraiment perdu de son influence. Si elle ne l’avait pas perdue, on ne serait pas arrivé à cette situation de novembre 2004 en Côte d’Ivoire. Avoir des parachutistes français qui étaient venus pour «pacifier» une crise ivoirienne et qui ont fini par tirer sur des Iivoiriens. On voit bien comment la France n’avait pas les capacités d’analyser réellement les situations et de faire ce qu’elle voulait.
Elle a perdu quelque part sa science africaine. En considérant qu’à une période, elle contrôlait vraiment tout. Il ne faut pas le nier. Il y a eu une période où la France contrôlait ses anciennes colonies. Ce qui n’est plus le cas depuis la fin de la guerre froide. Souvent les Africains ne se rendent pas compte à quel point la France a perdu ses influences».


La Rd. Congo et les Grands lacs

A l’instar de bon nombre d’Africains, l’opinion congolaise, observe l’exceptionnelle unanimité de la communauté internationale à propos de la Côte d’Ivoire. Et se demande quel est le véritable enjeu de l’épreuve de force en cours. Pour tout gouvernement de Kinshasa, issu de la majorité présidentielle, il n’entend pas se laisser piéger dans un scrutin à deux tours qui permettrait à tous les candidats de l’opposition de se rallier à une candidature commune dirigée contre le Président sortant. Il envisage de passer à un simple scrutin majoritaire. Le Congo garde encore présent à l’esprit cette terrible phrase prononcée par Nicolas Sarkozy, en 2010, dans la région des grands Lacs.
Quant à la région des Lacs, la violence s’est une nouvelle fois déchaînée. L’option militaire n’apportera aucune solution au problème de fond qui se pose de façon récurrente depuis bien davantage que 10 ans. Il faut trouver une nouvelle approche pour apporter aux pays de la région, l’assurance que l’on semble de ces questions, sera réglée de façon globale. Cela met en cause la place, la question de l’avenir du Rwanda. Pays à la démographie dynamique avec lequel la France a repris son dialogue. Cela pose aussi la question de la République démocratique du Congo. Pays à la superficie immense, à l’organisation étrangère des richesses frontalières. Il faudra bien qu’à un moment ou à un autre, il y ait un dialogue qui ne soit pas conjoncturel, mais structurel. Comment? Dans cette région du monde où l’on partage l’espace, les richesses, on accepte de comprendre que la géographie a ses lois. Que les pays changent rarement d’adresse et qu’il faudra apprendre à vivre les uns à côté des autres.

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